Garde à vue pour un homme muni d'une pipe à crack qui a importuné Manuel Valls dans une brasserie

Garde à vue pour un homme muni d'une pipe à crack qui a importuné Manuel Valls dans une brasserie© Christian Hartmann Source: Reuters
Manuel Valls, ancien Premier ministre et député l'Essonne

L'ex-Premier ministre attirerait-il les hurluberlus ? Alors qu'il déjeunait près de l'Assemblée, un Portugais se présentant comme ancien détenu et fiché S a tenté d'engager la conversation avant d'être interpellé. L'homme a dit vouloir «discuter».

Les faits se sont déroulés le 19 octobre au soir, dans une brasserie chic aux abords de l'Assemblée nationale à Paris. Alors que Manuel Valls était attablé, un individu s'est installé face à lui et l'a importuné – avant d'être placé en garde à vue, comme le rapporte Le Parisien.

De nationalité portugaise, l'homme aurait déclaré être fiché S, ce qui n'a pour le moment pas été vérifié. Il a assuré avoir passé 13 ans à la prison de Fleury-Mérogis et avoir besoin d'aide pour récupérer sa fille, placée en famille d'accueil.

Mais le récit de l'homme a surtout provoqué l'inquiétude des serveurs, qui ont appelé les forces de l'ordre. L'individu a été interpellé sans opposer la moindre résistance. Une pipe à crack a été retrouvée sur lui, instrument qu'il a confié utiliser «fréquemment». Tout d'abord placé en psychiatrie, il a expliqué avoir voulu rencontre l'ancien Premier ministre pour «discuter», avant d'être placé en garde à vue.

«Cet homme était dans un état épouvantable», s'est contenté d'observer Manuel Valls. «C'est mon garde du corps qui l'a fait partir. Il n'y a pas eu de menaces directes. Mais ses propos et ses menaces concernant la tour Eiffel et des parlementaires, dans le contexte actuel, ont été prises au sérieux», a-t-il ajouté.

Le député de l'Essonne est une cible de choix. Le même jour, un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a été condamné à deux ans de prison pour avoir menacé de mort François Hollande et Manuel Valls l'année dernière. En 2017, un jeune homme avait giflé celui qui était alors candidat à la primaire de la gauche, lors d'un déplacement en Bretagne. Il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis, avant de se rapprocher de Dieudonné et de présenter sa candidature aux élections législatives dans la même circonscription que Manuel Valls, aux côtés de l'humoriste.

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