Oise : un policier abat sa femme et deux de ses enfants avant de se suicider

- Avec AFP

Oise : un policier abat sa femme et deux de ses enfants avant de se suicider© CHARLY TRIBALLEAU Source: AFP
(Image d'illustration)

Un fonctionnaire de police a abattu le 10 septembre en pleine gare de la commune de Noyon, deux de ses enfants et sa femme, qui venait de lui annoncer qu'elle le quittait, avant de retourner l'arme contre lui.

Les faits, tels que relatés par le procureur de la République à Compiègne, Virginie Girard, se sont produits le 10 septembre à 11h30, sur le quai de la gare de Noyon (Oise), située à environ 60 km au sud-est d'Amiens.

A ce moment-là, une mère de famille allait prendre le train avec trois de ses cinq enfants, deux jumeaux de cinq ans, et un autre de trois ans. Elle arrivait de Guiscard, à une dizaine de kilomètres de Noyon, où se trouve son domicile familial. Un voisin qu'elle avait sollicité pour ce trajet l'avait conduite.

C'est à cet instant que le père de famille, policier, a surgi et a tiré plusieurs coups de feu sur son épouse, puis sur deux des enfants, les atteignant mortellement. Le troisième enfant, une fillette jumelle d'une des deux autres victimes, a pu s'échapper. L'auteur des faits s'est ensuite donné la mort en retournant l'arme contre lui, selon Virginie Girard.

«[Ce triple homicide] s'inscrit dans le contexte d'une séparation conjugale», a expliqué le procureur, selon lequel ce fonctionnaire affecté à la préfecture de police de Paris «n'aurait pas supporté l'annonce par son épouse de son intention de le quitter». C'est cette dernière qui, après avoir annoncé à son mari son intention de le quitter, a alerté les gendarmes. 

Après le drame, en fin de matinée, la gendarmerie nationale avait fait savoir, sur Twitter, que les lieux avaient été bouclés.

L'enquête a été confiée à la Sections de recherches de la gendarmerie d'Amiens, qui devra notamment vérifier si ce policier a fait usage de son arme de service.

Lire aussi : Intrusion armée à la tour Eiffel : fin de garde à vue, le suspect renvoyé en hôpital psychiatrique

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.