Trois mois de prison avec sursis pour avoir «liké» une photo d'un djihadiste de Daesh sur Facebook

Trois mois de prison avec sursis pour avoir «liké» une photo d'un djihadiste de Daesh sur Facebook© Dado Ruvic Source: Reuters
Image en 3D d'un logo de Facebook.

Pour avoir «aimé» la publication d'un combattant de Daesh représentant une femme décapitée sur Facebook, un trentenaire originaire de Seine-et-Marne a écopé de trois mois de prison avec sursis.

En apposant un «J'aime» sur l'image Facebook d'un combattant de l'Etat islamique (EI), un homme âgé 32 ans a été condamné le 21 août à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), rapporte Le Parisien

La publication «likée» par le trentenaire originaire de Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne) représentait un membre de Daesh brandissant la tête d'une femme décapitée. Pour le tribunal, apprécier une telle image sur un réseaux social constitue une forme d'apologie du terrorisme. 

Alertée le 16 mai dernier par l'un des contacts Facebook de l'individu incriminé, choqué par la publication apparue sur son fil d'actualité, la police de Pontault-Combault a alors mené une perquisition au domicile du trentenaire. Elle a procédé à l'examen du matériel informatique de l'individu sans y trouver de «contenus suspects». En revanche, «deux fusils d’assaut factices, montés sur trépied façon "sniper" et tout un équipement d’airsoft, une activité pratiquée en équipe pour "jouer à la guerre" ont été découverts», précise le journal.  

J’ai été maladroit, c’était pour me moquer de la photo

L'homme condamné, décrit comme dépressif et anxieux, explique ne pas avoir fait «l'apologie du terrorisme». Il pensait que la publication était un trucage. 
«J’ai été maladroit, c’était pour me moquer de la photo. Je n’ai ni partagé, ni commenté, ni posté d’autres articles», s'est défendu le prévenu. 

Pour Jean-Baptiste Bougerol, le substitut du procureur de la République interrogé par Le Parisien, «quand on met "J'aime" sous une publication, c'est que l’on considère que ce n’est pas choquant ou que l’on [y] adhère». L'avocate du prévenu a rétorqué que son client utilisait un compte privé et avait «activé les paramètres de confidentialité». 

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