Emmanuel Macron à Nice : «La France s'est mise à l'unisson de votre douleur»

- Avec AFP

Le président de la République française a rendu un hommage vibrant, à Nice, aux victimes de l'attentat djihadiste commis il y a un an exactement sur la Promenade des Anglais.

Après le défilé militaire de la Fête nationale sur les Champs-Elysées, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est rendu cet après-midi à Nice pour rendre hommage aux 86 morts et 458 blessés de l'attentat du 14 juillet 2016. 

«La France s'est mise à l'unisson de votre douleur. Nous avons oublié le nom de ce meurtrier mais nous avons appris le nom de toutes les victimes», a-t-il lancé, depuis la place Masséna.

«C'est vous peuple de Nice, qui avez rendu à la France entière sa force. Vous avez permis à la nation de redresser la tête. De cela, je veux vous remercier», a-t-il également déclaré. Et d'ajouter, sur un ton grave : «Au-delà de ce moment de deuil et d'émotion, ce que je vous dois, c'est de poursuivre la lutte contre le terrorisme à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières.»

Evoquant la polémique concernant le dispositif sécuritaire mis en place le soir de l'attentat de Nice – jugé insuffisant par une partie de l'opinion publique – Emmanuel Macron a souhaité faire preuve de compréhension. «Je ne tairais pas ici ce soir les reproches qui se sont fait jour après l'attaque. La colère de beaucoup s'est concentrée sur la puissance publique. Et j'ose vous le dire comme chef de l'Etat : je comprends cette colère», a déclaré le président de la République.

«Lorsque l'impensable se produit et déchire nos vies, on en cherche les causes. Et l'Etat alors doit regarder ses responsabilités en face. Et si la République était frappée de surdité quand ses fils et ses filles lui crient leur douleur et leur indignation, elle ne serait pas la République, mais un régime à bout de souffle», a-t-il poursuivi.

Le locataire de l'Elysée a ensuite salué l'intégrité et l'humanité de son prédécesseur, François Hollande, ainsi que de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, respectivement Premier ministre et ministre de l'Intérieur le jour de l'attentat.

«L'Etat ne se soustraira ni à son devoir de clarté, ni à son devoir de compassion», a enfin fait valoir le chef de l'Etat.

Emmanuel Macron devait ensuite rencontrer en privé survivants et proches des victimes. 

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