France

Hamon dresse un parallèle entre les soutiens PS de Macron et... un âne

Benoît Hamon a filé la métaphore animale dans une attaque à peine voilée contre Manuel Valls, qui a refusé de le soutenir. Selon lui, le ralliement de cadres du PS à Emmanuel Macron est une «ultime convulsion d'une élite» accrochée au pouvoir.

«On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. Ceux qui ne veulent pas me soutenir ne me soutiennent pas», a déclaré sur BFMTV Benoît Hamon, qui se prépare à un éventuel départ de Manuel Valls vers En Marche !.

«Je ne suis pas dupe du ralliement de ces vieux caciques qui ont gouverné à gauche et à droite qui se retrouvent pour gouverner ensemble, comme une ultime convulsion d'une élite qui ne veut pas lâcher le pouvoir», a dénoncé le candidat socialiste, en assurant au contraire vouloir «passer le témoin aux générations nouvelles».

L'ancien Premier ministre avait annoncé il y a deux semaines qu'il ne parrainerait pas le vainqueur de la primaire de la gauche et s'était fendu dans le Journal du dimanche d'une tribune assassine, l'accusant de «trahir le passé de [sa] famille politique» et de «livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs».

Une cinquantaine de députés et sénateurs socialistes ont parrainé Emmanuel Macron, selon un décompte de l'AFP effectué sur la base des données publiées par le Conseil constitutionnel.

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