France

Présidentielle : Marine Le Pen ne propose plus le rétablissement de la peine de mort

Marine Le Pen ne proposera plus dans son projet présidentiel 2017 le rétablissement de la peine de mort, y préférant la «perpétuité réelle», a annoncé la candidate FN qui s'est dite par le passé favorable «à titre personnel» à la peine capitale.

Alors qu'on lui demandait si elle maintenait comme en 2012 sa proposition d'un référendum où le choix serait donné entre peine de mort et perpétuité «réelle», Marine Le Pen a répondu lors de l'émission Questions d'Info (LCP-AFP-Le Monde-France Info):  «J'intègre dans mon projet la perpétuité "réelle", je m'engage auprès des Français à mettre en oeuvre la perpétuité réelle, mais je crée le référendum d'initiative populaire...».

Elle a ensuite confirmé à l'AFP qu'elle retirait la proposition du retour de la peine de mort, «quitte à ce que les Français la rétablissent via un référendum d'initiative populaire», un dispositif qu'elle propose et pour lequel 500 000 signatures sont nécessaires.

«Avec 500 000 signatures, les Français pourront se saisir de n'importe quel sujet, je vais élargir le champ d'action possible du référendum», a-t-elle promis. Le «seuil est très bas».

«Cette démocratie directe à laquelle je tiens est un des engagements pour rendre la parole au peuple», a souligné la candidate à la présidentielle.

Plus tard, Marine Le Pen s'est dite «totalement libre par rapport au projet du FN». Son projet présidentiel, dévoilé le 28 et 29 février à Lyon lors d'«Assises présidentielles», ne sera pas «le projet du FN», selon elle.

Le FN a défendu depuis son abrogation, en 1981, le rétablissement de la peine de mort. La députée FN Marion Maréchal-Le Pen comme son collègue de l'Assemblée Gilbert Collard (apparenté FN) avaient exprimé à titre personnel leur opposition à ce rétablissement.

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Au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, Marine Le Pen avait redit son attachement à la peine de mort : «Je pense que la peine de mort doit exister dans notre arsenal juridique, à charge évidemment pour les jurés, pour les crimes les plus odieux, de pouvoir faire ce choix.»