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La France veut devenir le second des Etats-Unis dans l'OTAN

Selon des informations du journal The Times, le Royaume-Uni pourrait perdre sa place de numéro deux de l’OTAN après le Brexit. La France aurait fait part de son intérêt pour le poste à Washington, souhaitant devenir son «allié particulier».

Traditionnellement, le commandement suprême de l'OTAN est donné à un général américain, alors que le poste de numéro deux est dévolu à un général britannique. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, cet arrangement n'a pas changé. Mais selon le journal britannique The Times, la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne a rebattu les cartes au sein de l'organisation. 

Voyant une porte s'ouvrir pour supplanter le Royaume-Uni comme second des Etats-Unis, une délégation française se serait rendue à Washington pour déployer d'intenses efforts de lobbying.

Une source militaire anonyme, citée par The Times, confie que la délégation française – composée entre autres d'un officier de la marine et d'un responsable du ministère de la Défense – a souligné comment «l'armée française pourrait aider les Etats-Unis là où ils ne sont pas aussi forts qu'ils le souhaitent». «Les forces armées françaises sont mieux placées que leurs homologues britanniques pour constituer l’allié particulier de l’Amérique en Europe après le Brexit», a-t-elle ajouté.

Le journal britannique affirme que plusieurs Etats membres de l'OTAN sont en discussion pour savoir si un officier britannique doit conserver le poste de numéro deux de l'Alliance. «Il y a des discussions sur la possibilité que le poste [...] soit transféré à un membre de l'OTAN qui est aussi membre de l'UE», a confirmé au journal Malcolm Chalmers, le directeur général adjoint du think tank militaire Royal United Services Institute.

Si d'autres pays européens lorgnent sur le postele Premier ministre britannique Theresa May n'a pas l'intention de le laisser filer. Interrogée par Sky News dimanche 8 janvier, elle a réaffirmé haut et fort l'engagement du Royaume-Uni, expliquant qu'elle n'hésiterait pas à venir aider ses alliés de l'OTAN s'ils étaient «envahis par la Russie».

Elle a ajouté que les troupes britanniques prendraient part aux exercices militaires de l'Alliance atlantique en Estonie pour mettre en exergue «le sérieux avec lequel l'OTAN considère ses responsabilités».

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