L'Elysée fait imprimer ses cartes de vœux par l'imprimerie où ont été abattus les frères Kouachi

- Avec AFP

L'Elysée fait imprimer ses cartes de vœux par l'imprimerie où ont été abattus les frères Kouachi© PHILIPPE WOJAZER Source: AFP

Les cartes de vœux 2017 de l’Elysée ont été imprimées à Dammartin-en-Goële, là où s'est achevée la traque des tueurs de Charlie Hebdo en janvier 2015, a indiqué la présidence.

Le 9 janvier 2015, Michel Catalano, le patron de la petite imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), a été pris en otage pendant une heure et demiee par les frères Kouachi, qui faisaient l'objet d'une vaste traque deux jours après avoir tué douze personnes dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo et au cours de leur fuite.

Près de deux ans plus tard, l'Elysée a décidé de faire appel à cette imprimerie en particulier pour l'édition de ses cartes de vœux.

«Cela a été confié à l'entreprise de Michel Catalano à la demande du président», a précisé le service de presse de l’Elysée à l'AFP, ajoutant : «C'était vraiment un souhait du président de soutenir le redémarrage de l'activité de l'imprimerie.»

L’imprimerie a rouvert en septembre 2016 en présence de François Hollande. A cette occasion, le chef de l’Etat avait décoré de la légion d'Honneur les deux rescapés de la prise d'otages : Michel Catalano et Lilian Lepère, un de ses employés, qui s'était caché dans un placard sous un évier.

«C'est une belle surprise, on m'a téléphoné pou savoir si je voulais imprimer les cartes de vœux du président de la République, à sa demande, j'ai dit bien sûr, oui. J'en étais très honoré, j'ai fait un devis, on m'a fait une commande, j'ai fait en sorte de répondre et de l'honorer le plus vite possible», s'est réjoui Michel Catalano, interrogé par l'AFP.

«C'est une commande supplémentaire, et j'avais besoin de commandes, et les cartes de vœux de l'Elysée c'est une référence», a-t-il encore ajouté.

Les frères Kouachi avaient été repérés, alors qu'ils entraient dans l'imprimerie, par un gendarme de cette commune du nord de la Seine-et-Marne, qui avait blessé l'un d'entre eux lors d'un échange de tirs devant l'entreprise. L'assaut final, donné par le GIGN, avait eu lieu quelques heures plus tard, détruisant partiellement le bâtiment.

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