France

Gérard Filoche dénonce son exclusion de la primaire : Cambadélis lui demande d'«arrêter son cirque»

Le candidat de l'aile gauche du PS a annoncé qu'il déposerait un recours pour contester la décision de la Haute autorité chargée d'organiser le scrutin de janvier prochain, estimant que celle-ci était «injuste».

«C'est un 49.3 de la direction du Parti socialiste», vitupère Gérard Filoche, représentant de la gauche du Parti socialiste (PS). Il conteste fermement la décision prise par la Haute autorité des primaires citoyennes, organisées par le PS, de ne pas retenir sa candidature, faute d'un nombre de parrainages suffisant. 

Samedi 17 décembre, le président de l'instance, Thomas Clay, a annoncé que la candidature de Gérard Filoche, membre de la direction nationale du PS, n'avait pas été retenue. «Nous avons eu à faire face à un nombre très important de candidatures, 24 candidatures sont arrivées à la Haute autorité», a-t-il expliqué. Face à ce nombre élevé de candidatures, signe pour Thomas Clay d'une «véritable passion», la Haute autorité devait déterminer leur et vérifier le nombre de parrainages recueillis par chaque candidat. Gérard Filoche n'en aurait pas eu assez.

L'intéressé y voit une «injustice». «Moi je suis à 7 ou 8 points d'intentions de vote», s'est-il plaint, soit un taux d'intentions de vote supérieur à celui des candidats qui n'ont pas eu à passer l'épreuve des parrainages, car issus d'autres partis, comme François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias et Sylvia Pinel. Il a donc annoncé dans la foulée qu'il déposerait un recours.

Pour pouvoir payer les frais qu'implique la procédure, Gérard Filoche a également lancé un appel aux dons sur Twitter.

Cette attitude ne semple pas du goût de Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste. Sur Twitter celui dernier a enjoint Gérard Filoche à «arrêter son cirque». Récusant les accusations du candidat débouté, qui y voit une manœuvre politique destinée à écarter sa ligne politique très marquée à gauche, Jean-Christophe Cambadélis estime que la gauche du PS a «boycotté» Gérard Filoche.

Gérard Filoche s'est montré très critique à l'égard des politiques conduites par François Hollande et Manuel Valls depuis 2012, dénonçant régulièrement la «dérive libérale» du Parti socialiste, allant jusqu'à qualifier la candidature de l'ancien Premier ministre en des termes assez durs, affirmant qu'elle était «à gerber». Le conseiller municipal de Châteaudun, Fabien Verdier, a également vu sa candidature rejetée par la Haute autorité, et déposera également un recours. Ce seront donc 7 candidats qui s'affronteront les 22 et 29 janvier prochains.