Corse : dérives clientèlistes devant la justice, un député dans le box des accusés

Corse : dérives clientèlistes devant la justice, un député dans le box des accusés
Illustration : église Saint-Jean-Baptiste et Vieux Port de Bastia‎

C'est le procès d'un véritable système clanique, selon le procureur. Entre 2007 et 2010, des subventions publiques ont ainsi été détournées, selon le parquet de Bastia. Le député Paul Giacobbi, désigné comme principal bénéficiaire, nie toujours.

C'est un peu le procès des dérives claniques et des arrangements personnels en Corse qui se déroule au tribunal correctionnel de Bastia. Et, parmi les 23 accusés, le député Divers gauche Paul Giacobbi, présenté par le procureur de la République comme le «grand ordonnateur de ce système qu'il a mis en place à son bénéfice exclusif», accuse le procureur Nicolas Bessone.

La combine selon le ministère public : près de 500 000 euros de subventions accordées entre 2007 et 2010 pour la rénovation de gîtes ruraux en Corse et détournés par une quinzaine de personnes. Le parquet a requis contre ces dernières des amendes comprises entre 15 000 et 45 000 euros. Seul l'un d'eux risque de la prison, car déjà condamné par le passé.

Contre le député de Haute-Corse, le parquet a requis à trois ans de prison ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité : «Si Paul Giacobbi n'était pas condamné, ce serait un recul pour la République», a martelé le procureur. Paul Giacobbi, lors de la première journée du procès, a pour sa part de nouveau nié toute implication. «Etait-il comme Richard Virenque, suborné à l'insu de son plein gré ou était-il au courant car c'était lui le patron ?», s'est interrogé le procureur avec ironie.

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