250 000 ou 500 000 fonctionnaires en moins sur cinq ans... Juppé, Fillon : petits joueurs ?

250 000 ou 500 000 fonctionnaires en moins sur cinq ans... Juppé, Fillon : petits joueurs ?

C'est la fin des plateaux télévisés, des piques échangées... Fillon l'a emporté ! Parmi les points de discorde qui l'opposaient à son rival : le nombre de suppressions d'emploi dans la fonction publique. Doit-on s’en inquiéter ?

C'est la fin de la primaire de la droite et du centre : les électeurs de droite ont tranché, ils ont choisi François Fillon !

Après la convalescence de l'un, le festin de l'autre, les deux finalistes de la primaire de la droite et du centre vont enfin pouvoir se rabibocher !

Beaucoup avaient commenté le duel Fillon-Juppé comme l'opposition entre un «radical» et un «modéré». Toutefois, en regardant plus loin – car il faut toujours s'inspirer «des modèles qui marchent à l'étranger» – les ambitions de chacun, en termes de réduction d'effectifs dans la fonction publique, s'avèrent timides...

En guise de comparaison, prenons la Turquie : plus de 110 000 fonctionnaires mis à pied en quatre mois, à la suite d'un putsch avorté.

Si François Fillon est présenté comme «le plus radical», il est étrange de considérer ses anciens rivaux comme des «modérés»... En effet, on pourrait même soupçonner ces derniers, de s’inspirer du président turc : à l'instar d'Erdogan qui avait qualifié un certain parti kurde de «terroriste», ils ont identifié, eux aussi, un ennemi public n°1 : la CGT.

Cependant il ne suffit pas de diaboliser «ceux qui bloquent» pour jouer dans la cour des grands !

Au regard de ses prouesses personnelles, Erdogan se serait sûrement amusé des mises en scène successives de la primaire de la droite et du centre.

 

Confortablement installé dans son palais présidentiel d'Ankara, on l'imagine allumer son poste de télévision pour se divertir devant l'affrontement des finalistes : 250 000 ou 500 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique, sur cinq ans... quelle mollesse !

 

Le calcul est rapide pour évaluer sa propre performance : 110 000 fonctionnaires mis à pied en quatre mois, c'eût été... 1 650 000 sur un quinquennat ! C'est sans parler des 37 000 arrestations, des 170 médias suspendus ou encore des 2 000 fermetures d'écoles depuis la mi-juillet.

Si la haute autorité de la primaire voulait un homme capable de s'imposer face à «ceux qui bloquent», elle aurait pu demander dès le début à Erdogan de venir coacher des candidats encore timides quant à de vraies réformes !

Le président turc aurait peut-être hésité au vu de l'état actuel de ses relations avec l'UE...

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