France

Présidentielle 2017 : Claude Bartolone souhaite une primaire à gauche allant de Mélenchon à Macron

Claude Bartolone a dit souhaiter que François Hollande et Manuel Valls participent à la primaire initiée par le PS des 22 et 29 janvier, avant de se rassembler au second tour, de même qu'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

«Je ne sais pas pour qui je vais voter, mais [...] ce n'est pas une petite primaire qui peut nous sauver [...] Je souhaite qu'Emmanuel Macron participe à la primaire, je souhaite que Manuel Valls participe à la primaire, je souhaite que François Hollande participe à la primaire, je souhaite que Jean-Luc Mélenchon vienne exprimer au sein de la primaire sa différence», a déclaré Claude Bartolone en arrivant au «Carrefour des gauches» organisé par Martine Aubry et ses proches.

Macron et Mélenchon, candidats déclarés à la présidentielle, ont d'ores et déjà exclu de participer à une telle primaire.

«Les deux têtes de l'exécutif doivent-elles participer en même temps à la primaire ?», lui a-t-il été demandé.

«Je préfèrerais qu'ils participent tous les deux à la primaire, plutôt que l'un puisse se dire : Voilà je suis éliminé sur le tapis vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale. S'ils se sentent et l'un et l'autre porteurs d'un projet pour la France, s'ils sentent qu'ils ont des choses à dire aux Français, autant qu'ils aillent à la primaire, et que l'on puisse les voir se rassembler au second tour de cette primaire», a répondu Claude Bartolone.

«Puisque depuis maintenant 15 jours il semble y avoir un débat entre le président de la République et le Premier ministre, qu'ils aillent devant les militants de gauche et soient tous les deux candidats à la primaire. C'est un électrochoc maintenant à gauche qui est nécessaire pour sortir de cette idée que de toutes façons, c'est plié», a complété un peu plus tard Claude Bartolone.

«N'y aurait-il pas une forme de déloyauté du Premier ministre dans une telle hypothèse ?», lui a-t-on encore demandé.

«Je comprendrais parfaitement qu'il puisse y avoir, y compris chez des socialistes, une idée différente à la fois de l'appréciation sur le bilan à tirer de ce quinquennat, mais de ce que nous voulons faire des résultats de ce quinquennat pour proposer à nos compatriotes un avenir différent de celui que proposent les conservateurs», a-t-il répondu.

Interrogé sur la nécessité pour Manuel Valls de démissionner s'il était candidat, Claude Bartolone a éludé. 

Martine Aubry avait auparavant affirmé ne pas savoir pour qui elle voterait à la primaire, prévue les 22 et 29 janvier.

«Chacun me connaît, j'ai toujours pris des positions en fonction de mes convictions. Aujourd'hui, je ne sais rien, j'attends les programmes, les projets. Pour certains, je sais que je ne pourrai jamais être avec eux : Emmanuel Macron par exemple, lui, c'est le seul que je citerai aujourd'hui car il n'est pas à gauche. [...] Aujourd'hui, je ne sais pas pour qui je voterai.»