Des bénévoles anglais voulant aider les réfugiés à Calais se seraient vus refuser l’entrée en France

© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP

Alors que les autorités françaises entendent démanteler le camp de la Jungle à Calais, des bénévoles britanniques n’auraient pas pu entrer en France sous prétexte de représenter une menace pour l’ordre public.

Selon des médias britanniques, tels que The Guardianet The Independent qui citent des témoins, plusieurs bénévoles britanniques conduisant des voitures remplies d’aide humanitaire pour les migrants de Calais se sont vus refuser l’entrée en France.

L'enseignante Holly Kal-Weiss a confié au Guardian que la raison pour laquelle elle n’avait pas pu entrer en France était qu’elle «représenterait un danger pour l’ordre public ou pour la sécurité interne». La bénévole qui ne comprend pas du tout une telle explication affirme qu’il n’y avait rien d’effrayant dans son véhicule. «La voiture était remplie de conserves, de lait, de sucre, de café, de thé, de sacs de couchage et de tentes», a-t-elle expliqué au journal. L’année dernière, Holly avait effectué 12 voyages avec des dons, mais ne s’était jamais vu refuser l’entrée.

Selon les médias, la raison pour laquelle des bénévoles n’ont pas pu entrer en France est que la préfecture du Pas-de-Calais avait interdit le 14 octobre l’entrée de manifestants soutenant les migrants. Ainsi, tous ceux soupçonnés de diriger vers le camp risquaient de se voir refuser l’entrée. C’est le cas de Nina Harries qui a confié à The Independent qu’un responsable français lui avait dit que le chef de police française avait «pris décision de ne pas laisser passer des véhicules ou de l’aide humanitaire à tous les points d’entrée du camp».

Alors que les autorités françaises se préparent à démanteler la Jungle de Calais où vivent, selon un décompte de la préfecture, de 5 700 à 6 500 migrants, un nombre d’organisations de bienfaisance essaient de contester cette démolition en estimant que les migrants n’auront pas de conditions appropriées. La date de la fermeture n'a pas été communiquée, mais le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a récemment évoqué celle du 17 octobre.

 

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