Le concours de shooters d'alcool se finit mal : un mort et de la prison pour le barman

C'est après avoir bu 56 «shots» d'alcool que l'homme de 56 ans était décédé© capture d'écran réalisée sur le site cock-tails.fr
C'est après avoir bu 56 «shots» d'alcool que l'homme de 56 ans était décédé

En octobre 2014, un client avait bu 56 shots d'alcool pour remporter le concours du bar. Il en est mort. Le patron vient d'être condamné à Clermond-Ferrand à une peine de prison avec sursis.

4 mois de prison ferme et un an d'interdiction d'exercice : c'est la peine prononcée par le tribunal correctionnel de Clermond-Ferrand à l'encontre du patron du bar «Le Starter».

Ce dernier, poursuivi pour «homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité et de prudence», a donc été jugé responsable du décès de son client, mort d'un coma éthylique après avoir ingurgité 56 shots d'alcool dans le cadre d'un concours.

Le record à battre était inscrit sur une ardoise dans le bar. Accompagné de sa fille et d'amis, Renaud Prudhomme, 56 ans, joli poupon de 120 kilos, voulait à tout prix gagner. Il a donc bu 56 petits verres d'alcool fort le plus vite possible, pour avoir le privilège de voir son nom affiché tout en haut du tableau. C'est ce qu'on appelle un concours de shooters comme dans cet exemple:

Ivre mort, il décèdera le lendemain au CHU de Clermond-Ferrand.

Le propriétaire du bar, qui a reconnu à l'audience que l'ardoise était une «erreur», a décidé de faire appel.

Son avocat, Me Portejoie, a ainsi déclaré à l'AFP que son client niait toute implication dans la mort de Renaud Prudhomme : «la victime est décédée parce qu'elle avait certes trop bu d'alcool, à la demande expresse de sa fille, mais aussi parce qu'elle avait des problèmes respiratoires et qu'elle a fait une fausse route». Avant de conclure, philosophe : «On ne peut pas demander à chaque client à qui l'on sert de l'alcool son certificat médical. C'est impossible».

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