Annecy : la police débarque chez lui après une blague téléphonique sur Daesh

Annecy : la police débarque chez lui après une blague téléphonique sur Daesh© VALERY HACHE Source: AFP

Un Annécien facétieux a eu la surprise de voir une équipe d'intervention se présenter à son domicile, en raison d'un texto qu'il avait envoyé à un ami, dans lequel il se faisait passer pour une inconnue appelant au djihad.

On ne reprendra plus cet habitant d'Annecy à plaisanter au sujet du djihadisme.

L'affaire, relatée dans l'édition du 12 septembre du Dauphiné Libéré, commence le 9 septembre, lorsqu'un jeune habitant de Lyon reçoit un SMS pour le moins inhabituel : «Salut c’est Nordine. La France t’a niqué.  Viens rejoindre les rangs de Daech»... Effrayé à l'idée d'être associé au groupe djihadiste par la police à cause de ce message, le Lyonnais se rend sur-le-champ au commissariat, où il présente le texto.

Salut c’est Nordine. La France t’a niqué.  Viens rejoindre les rangs de Daech

Les autorités parviennent à découvrir, le lendemain, que l'appareil à partir duquel a été envoyé le message de recrutement djihadiste appartient à un jeune homme inconnu des services de police, qui vit chez sa mère à Annecy... En début de soirée, le jeune Annécien en question voit débarquer chez lui des membres des forces de l'ordre, qui l'arrêtent aussitôt et le placent en garde à vue, pour «provocation à des actes de terrorisme».

Le plaisantin dévoile alors le fonds de l'affaire : dans la soirée du 9 septembre, les deux amis avec lesquels il se trouvait et lui-même ont décidé de faire un canular à l'une de leurs connaissances vivant à Lyon, afin de tromper leur ennui. Le jeune homme a prêté son téléphone portable à l'un de ses camarades, qui a envoyé le SMS sulfureux. 

Le 11 septembre, les forces de l'ordre interpellent cet ami à son domicile dès 5h du matin, puis le placent en garde à vue. Les enquêteurs recueillent alors un témoignage similaire.

Les deux garçons, indique Le Dauphiné Libéré, attendent à présent de savoir quel sort leur réserve la justice.

La période pour réaliser une pareille blague était particulièrement mal choisie : samedi 10 septembre, un mineur de 15 ans soupçonné de préparer un attentat a été arrêté à Paris, tandis qu'un commando de trois femmes avait été interpellé le 8 septembre à la suite de la découverte d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz, près de Notre-Dame de Paris.

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