Bayrou regrette que l'église, placée près d'une «communauté fanatisée» ait été «sans surveillance»

François Bayrou © Gonzalo Fuentes Source: Reuters
François Bayrou

Le président du MoDem, François Bayrou, a assuré qu'il y avait, à Saint-Etienne-de-Rouvray, une «mosquée salafiste» et regretté qu'un «édifice religieux» chrétien placé à proximité ait pu être «laissé sans surveillance».

«Nous sommes à Saint-Etienne-du-Rouvray et tout le monde savait ou devait savoir qu’il y avait dans cette ville une mosquée salafiste, une communauté fanatisée, à l’intérieur de laquelle figuraient des personnes parties en Syrie, dont l’assassin qui avait tenté d’y aller», a déclaré François Bayrou sur France Info, après l'acte de barbarie qui a emporté le prêtre de cette localité.

«Laisser sans surveillance dans les alentours immédiats un édifice religieux, chrétien, n’aurait pas dû être possible», a-t-il ajouté. En fait, l'église où a eu lieu l'attentat est celle du centre-ville de Saint-Etienne-du-Rouvray et non pas celle située juste à côté de la mosquée en question, a précié un correspondant de l'AFP sur place.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'un des deux assaillants de l'attaque menée le 26 juillet contre cette église était connu des services antiterroristes. Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être placé en libérté surveillée équipé d'un bracelet électronique.

«Nous pouvons [...] envisager une assignation à résidence que l’on oblige à respecter. Avec un bracelet électronique, s’il y avait eu assignation à résidence, un signal d’alarme aurait été émis aussitôt et nous aurions pu, en tout cas, être alertés et alarmés dès sa sortie de résidence», a plaidé François Bayrou.

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Réorganisation des services de renseignements

«Nous sommes devant un cas d’école qui touche à l’organisation même de notre Etat et l’organisation de l’Etat [...] est directement héritée des deux gouvernements précédents», qui ont «tous deux choisi» la même «désorganisation des services de renseignement», a estimé le maire de Pau.

François Bayrou a ensuite plaidé pour la création d'une «direction unique de l’antiterrorisme en France» et «des services de renseignements unifiés». «Il y a en France plus d’une dizaine de services de renseignement [...] et évidemment les informations passent mal», a-t-il déploré.

«Les déclarations purement verbales ne suffisent plus. Nous avons besoin d'entrer dans un nouveau chapitre de l’action et cette action doit être concrète, vérifiable», a poursuivi François Bayrou.

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