Calais : la police enquête sur les violences commises contre les migrants

Des immigrés africains, syriens et afghans font la queue pour obtenir un repas à Calais.© Pascal Rossignol Source: Reuters
Des immigrés africains, syriens et afghans font la queue pour obtenir un repas à Calais.

La police française enquête sur les agissements de la police après la diffusion d’une vidéo où l’on voit des policiers maltraiter des migrants pour les faire sortir des véhicules dans lesquels ils s’étaient cachés pour rejoindre la Grande-Bretagne.

«Les circonstances précises de cette intervention seront examinées rapidement, tout manquement avéré aux règles déontologiques sera sanctionné», a déclaré une source de la Direction générale de la police nationale (DGPN) dans son communiqué.

Le procureur de Boulogne-sur-Mer Jean-Pierre Valensi a fait savoir à l’AFP qu’il avait lui aussi saisi l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, pour faire toute la lumière sur ces faits «qui sont susceptibles d'une qualification pénale s'ils étaient démontrés». 

L’explosion de ce scandale est due à l’association de citoyens calaisiens «Calais Migrant Solidarity» qui a mis en ligne ces images, où l’on voit des policiers expulser sans ménagement – à coups de pieds, de poings – les migrants des véhicules dans lesquels ils s’étaient cachés pour essayer de traverser la Manche et rejoindre le Royaume-Uni.

La vidéo en question aurait été tournée le 5 mai, soit le jour-même où le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait visité un camp migratoire situé en banlieue de la ville que rejoignent des milliers d’immigrés clandestins qui souhaitent gagner l’Angleterre.

En savoir plus : Calais : des faits de violences policières contre les migrants confirmés par une vidéo

A l’heure actuelle, environ 2 500 immigrés se trouvent à Calais. Ils sont forcés d’habiter dans des campements de fortune dans les banlieues de la ville où les conditions de vie sont loin d’être enviables car l’eau, l’électricité et d’autres besoins de première nécessité ne sont pas fournis. Tous n’ont qu’une idée en tête, gagner l’Angleterre et le Royaume-Uni où ils pensent qu’ils pourront bénéficier de meilleures conditions de vie.


Craignant d’être discriminés ou d’être l’objet d’une procédure de renvoi, peu de migrants demandent officiellement l’asile en France. Seuls 885 migrants l’ont fait en 2014.

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