Germanwings: le BEA confirme le scénario d'un crash volontaire

Ruban noir en hommage aux victimes du Germanwings Flight 4U9525 Source: Reuters
Ruban noir en hommage aux victimes du Germanwings Flight 4U9525

Les experts du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) ont confirmé dimanche le scénario d'un crash volontaire de l'A320 de la Germanwings le 24 mars 2015 dans les Alpes et recommandé un renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes.

Le BEA a émis deux recommandations de sécurité «pour effectuer une analyse régulière des incapacités de vol, en particulier pour des problèmes psychologiques ou psychiatriques», indique-t-il dans son rapport final sur l'accident. Le crash de l'appareil de la compagnie allemande avait fait 150 morts, dont six membres d'équipage.

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, copilote du vol GWI18G Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, filiale low cost de la compagnie allemande Lufthansa, avait profité de l'absence provisoire du commandant de bord dans la cabine pour engager la descente de l'Airbus une demi-heure après le décollage.

L'appareil s'était écrasé au bout de dix minutes dans le sud des Alpes françaises. Selon le BEA, le copilote, Andreas Lubitz, avait «intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l'avion jusqu'à la collision avec le relief».

Pas de mention de la présence obligatoire d'une deuxième personne dans le cockpit

Dans son rapport final, le BEA ne fait pas mention de la présence obligatoire d'une deuxième personne en permanence dans le cockpit, mesure appliquée par la plupart des compagnies aériennes en Europe depuis le crash de la Germanwings. Cette disposition a été préconisée par l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA).

Dans le rapport définitif, le BEA recommande encore «que les conditions de suivi des pilotes avec des antécédents de troubles psychologiques soient définies (précisément) quand ils sont déclarés aptes à voler».

Mais le BEA insiste aussi sur la nécessité de «mesures d'accompagnement» afin de prendre en compte une éventuelle «réticence des pilotes à déclarer leurs problèmes et à solliciter une assistance médicale par crainte de perdre leur licence».

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