France

Guerre en Ukraine : l'armée française «prête à régénérer les forces de Kiev» en cas de cessez-le-feu

Alors qu'à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU, l'éventualité d'un cessez-le-feu en Ukraine refait surface au gré des déclarations du président américain ou de Volodymyr Zelensky, en France, des journalistes réévoquent un déploiement occidental post-cessez-le-feu en Ukraine.

« Leur mission : former, équiper et surtout régénérer l’armée ukrainienne ». Dans un article paru ce 24 septembre, un journaliste d’Europe 1 revient sur un potentiel déploiement de soldats français en Ukraine en cas de cessez-le-feu.

Des militaires français qui seraient « positionnés en retrait, sur des points stratégiques », car « pas question » que ceux-ci se retrouvent « à portée de feu des Russes », assure ce journaliste spécialisé dans les questions défense et renseignement, tout en évoquant une présence française « dans les airs » avec « les Rafale [qui] participeraient à la sécurisation du ciel » ukrainien.

Un article qui fait figure d’énième piqûre de rappel, quant au désir d’Emmanuel Macron de déployer sur le sol ukrainien des troupes occidentales en cas de cessation des hostilités. Le tout alors qu’une partie de la presse française a titré, ces derniers jours, sur la rencontre entre le président américain Donald Trump et Volodymyr Zelensky à New York, à l'occasion de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Lors de cet échange, l'Ukrainien, dont le mandat présidentiel a expiré depuis plus de deux ans, affirme vouloir rencontrer le président russe Vladimir Poutine dans un format trilatéral avec Donald Trump.

Un envoi de soldats cher à Macron

L’envoi potentiel de troupes occidentales en Ukraine a été publiquement avancé par Emmanuel Macron dès février 2024 – après l’avoir évoqué dans les cercles de Défense dès juin 2023.

Une option qui fut loin de faire l’unanimité en Occident, que n’a cessé de pousser le président français. Ce malgré les mises en garde de Moscou quant au fait que tout militaire occidental serait non seulement une cible des forces russes, mais également perçu comme une participation directe des pays de l’OTAN au conflit contre la Russie.

Quant à la nature du cessez-le-feu évoqué – temporaire ou définitif – l’auteur de l’article reste vague. La diplomatie russe a prévenu, à maintes reprises, qu'elle n'accepterait plus d'arrêt temporaire des hostilités – notamment durant des pourparlers – qui pourraient permettre à Kiev de reconstituer ses forces avec l’aide de ses alliés occidentaux.

Une position qu’a d’ailleurs une nouvelle fois réitérée le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le 23 septembre à New York.