France

Présidentielle 2027 : Ciotti appelle Retailleau à rejoindre sa «maison de droite forte»

Dimanche sur BFMTV, Éric Ciotti a invité Bruno Retailleau à se joindre à lui dans une alliance de droite avec le RN. Le président de l’UDR redoute un basculement du candidat LR vers Édouard Philippe. Il a également plaidé pour une baisse de la TVA sur les carburants.

Le maire de Nice et président de l’Union des droites pour la République a tendu la main à son ancien camarade de parti, candidat des Républicains à l’Élysée. Il l’a exhorté à rejoindre « une maison de droite forte, courageuse, audacieuse» pour « renverser la table ».

Une main tendue face au spectre d’une scission

« J’ai du respect pour Bruno Retailleau », mais « je suis inquiet sur son positionnement futur », a déclaré Éric Ciotti. « On voit bien que sa démarche, elle ne prospère pas, parce qu’il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour. […] Je dis à Bruno de nous rejoindre ».

Il redoute que le patron de LR, crédité de 6 à 12 % dans les sondages, soit « aspiré par le système » qui l’a combattu et rejoigne Édouard Philippe, qu’il ne juge « pas de droite ». Après les sénatoriales du 27 septembre, des « appels au retrait » pourraient se multiplier, selon lui.

Ciotti a aussi brandi le risque d’une scission de LR : une partie irait « à la soupe d’Édouard Philippe », une autre grossirait les rangs de l’UDR, « seule famille d’une droite gaulliste ». Sur BFM TV, le principal intéressé a lui-même clamé : « Je dis à Bruno Retailleau : rejoignez-nous. […] Je l’appelle à revenir dans une maison de droite forte et courageuse dans l’union ».

Lundi matin, invité d’Europe 1-CNEWS, le président de l’UDR a multiplié les annonces. Face à la flambée des prix à la pompe, il a dénoncé « une forme de racket fiscal » de l’État et réclamé une baisse de la TVA sur les carburants de 20 % à 5,5 %, estimant qu’il s’agit d’un « produit de première nécessité ». Cette mesure, déjà portée avec le RN, ferait baisser le litre de 15 à 20 centimes, selon lui. Il a également qualifié LFI de « menace pour la République », affirmant que son arrivée au pouvoir entraînerait « instantanément » une « dictature ».

Soutien et allié de Marine Le Pen, Éric Ciotti, fort de plusieurs succès électoraux, tente de faire la jonction entre la droite LR et le RN.