Invité de Face à BFM, Éric Zemmour a mis fin au suspense le 17 septembre en affirmant qu’il briguera l’Élysée au printemps prochain. « Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l’élection présidentielle », a-t-il lancé, un peu pris au dépourvu.
Son entourage a ensuite précisé qu’il ne s’agissait pas encore d’une annonce officielle.
Une entrée en campagne et un discours durci
Selon ses proches, la déclaration formelle de candidature devrait intervenir dès octobre. L’ancien journaliste de 68 ans, arrivé quatrième en 2022 avec 7,07 % des voix, a dissipé les doutes sur une éventuelle candidature de l’eurodéputée Sarah Knafo.
« Nous ferons campagne ensemble », a-t-il assuré.
Sur le plateau, il a déroulé les contours de son programme, centré sur la « remigration ». Il a appelé à expulser « tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises », les délinquants étrangers, les clandestins, ainsi que les chômeurs de longue durée, même en situation régulière, au-delà d’un an de chômage. « Il y a un article du code des étrangers qui date, je pense, de 1945, et qui dit que tout étranger qui pèse sur les finances publiques doit être expulsé », a-t-il affirmé.
Il a également vanté les progrès de l’intelligence artificielle, évoquant le remplacement de la main-d’œuvre immigrée par des robots, notamment dans les Ehpad, à l’image de ce qui se fait en Chine ou au Japon.
En ancrant une nouvelle fois sa campagne à droite sur un sujet aussi important que l’immigration pour les Français, Éric Zemmour entend récupérer des voix du côté du Rassemblement national tout en développant un discours économique plus rassurant pour les milieux d’affaires en espérant un probable retrait du candidat LR Bruno Retailleau à qui il avait proposé une primaire à droite.