Le 23 août, un policier de 35 ans, affecté dans les Yvelines (Île-de-France), a été interpellé à la sortie de son travail par les enquêteurs de la Sous-Direction antiterroriste (Sdat), ont révélé le 18 septembre les chaînes TF1 et LCI.
« Le policier a ensuite passé 96 heures en garde à vue. Les enquêteurs s’intéressent alors de près à ses liens avec la mouvance d'ultradroite et à ses publications en ligne », peut-on lire. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir voulu mener des attaques violentes contre des intérêts de l’État, et même possiblement contre les forces de l'ordre, ainsi que d’avoir fabriqué des armes imprimées en 3D.
Des investigations en cours, le policier en prison depuis trois semaines
Son véhicule et son domicile ont été perquisitionnés « et des pièces d'armes ont été retrouvées », est-il encore spécifié. D’après l’AFP, qui a confirmé l’information du groupe privé, le fonctionnaire a depuis été mis en examen et placé en détention provisoire le 27 août, citant une source policière.
Les investigations, confiées le même jour à un juge d’instruction, « doivent permettre aux enquêteurs d’affiner l’étendue du projet criminel et les cibles envisagées », a rapporté l’agence de presse, toujours de source policière.
Interrogé par TF1/LCI, le Parquet national antiterroriste a confirmé qu’une information judiciaire avait été ouverte pour les chefs de « préparation individuelle à la commission d’un acte de terrorisme », « fabrication et détention d’armes de catégorie A ou B en relation avec une entreprise terroriste » et « provocation directe à un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de communication en ligne », faisant référence à des publications sur internet.