France

Aides agricoles : Roland Lescure annonce que «chaque ministère» devra contribuer au financement du milliard d’euros

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a indiqué le 7 septembre que chaque ministère devra «faire un petit effort» pour financer le plan d’un milliard d’euros d’aides d’urgence destiné aux agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules de l’été.

Face aux pertes historiques subies par le monde agricole cet été, le gouvernement mobilise un milliard d’euros d’aides d’urgence. Pour trouver ces fonds dans un contexte budgétaire tendu, Roland Lescure a précisé que l’effort serait partagé entre tous les ministères.

Un effort collectif pour soutenir une profession en crise

Invité sur RTL, le ministre de l’Économie et des Finances a déclaré : « Chaque ministère va devoir faire un petit effort » afin de financer ce plan annoncé vendredi par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. « Un milliard c’est beaucoup, un milliard sur le budget de l’État qui représente des centaines de milliards d’euros, évidemment c’est beaucoup moins », a-t-il relativisé.

Le ministre a appelé à faire « des efforts dans toutes les dimensions ».

Chaque ministère devra donc formuler des propositions pour contribuer « à l’appui d’une profession qui a souffert de manière historique cet été ».

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait déjà indiqué, le 6 septembre, que « certains ministères […] vont devoir faire des efforts ». Ces aides doivent répondre aux conséquences des canicules, incendies et sécheresse qui ont frappé l’agriculture française.

Pourtant, les syndicats agricoles jugent ce montant largement insuffisant. Le secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie, a rappelé que les pertes sont estimées à environ 10 milliards d’euros. « Ce n’est pas à la hauteur de l’ambition. […] Il nous faut au moins 2 milliards », a-t-il réagi, soulignant que des secteurs aussi variés que l’arboriculture, le maraîchage, les grandes cultures et l’élevage sont concernés.

En 2021, un milliard avait déjà été débloqué pour un gel limité à la viticulture. Dans un contexte de déficit public difficile à maîtriser, le gouvernement s’appuie sur des annulations et des gels de crédits pour financer ces dépenses urgentes, tout en préparant un plan de relance plus structurel dans le budget 2027.