« L'heure est désormais à parler aux Français, non pas à parler entre partis politiques, mais à parler à l'ensemble […] des Français de la droite, du centre, des Français qui doutent, qui ne se retrouvent pas nécessairement dans les partis politiques », a déclaré ce 31 août sur BFMTV et RMC Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie.
« Le temps de la primaire est terminé », a-t-elle insisté, estimant qu'il n'y avait « plus match » et d'enchaîner qu'« Édouard Philippe est le seul à pouvoir faire ce rassemblement-là ».
Des déclarations qui surviennent au lendemain de celles de l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) et maire du Havre, passé par le PS et les LR, qui a proposé à son concurrent Gabriel Attal qu'ils « dirigent » tous deux « leurs traits vers leurs adversaires », estimant qu'ils «devront se rassembler ».
« Personne ne joue le match »
Gabriel Attal, lui-même ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron (2024) et issu du PS, rehausse le ton à l'encontre de son prédécesseur à Matignon, assurant que lui et son concurrent au centre « ne sont pas des photocopies ».
« L'enjeu de cette élection, c'est de ne pas recréer les partis d'il y a 20 ans, avec ceux d'il y a 20 ans, et les idées d'il y a 20 ans. Le monde a changé », avait-il lancé aux caméras, depuis Châlons-en-Champagne, le 30 août, taclant un Édouard Philippe « candidat depuis trois ans » alors que lui-même le serait depuis « trois mois ».
« Et pourtant, on est quasiment dans la marge d'erreur dans la quasi-totalité des sondages. Il n'y a pas de candidat naturel, ou favori, en dehors des extrêmes », a ajouté le chef du parti présidentiel et d'assurer que « personne ne plie le match ».