Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a confirmé le 30 août au journal de 20 heures de TF1 qu’il se présentait à la primaire organisée par le PS et Place publique en vue de la présidentielle de 2027.
« Je veux porter une France plus juste », a-t-il déclaré, promettant de « tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer ».
Un duel marqué par des divergences stratégiques
Cette annonce place le chef du PS en concurrent face à Raphaël Glucksmann, eurodéputé de Place publique crédité de 10 à 15 % des intentions de vote selon les sondages, contre 3,5 % pour Olivier Faure. Le premier secrétaire a rappelé que « rien ne se passe jamais comme prévu », évoquant le précédent de François Hollande, surnommé « Monsieur 3 % » avant sa victoire en 2012. « Les champions d’août sont rarement ceux de mai », a-t-il souligné.
Ce qui oppose les deux favoris, c’est surtout la question des alliances avec La France insoumise. Glucksmann milite pour une rupture totale avec LFI et une « clarification » de la gauche. Faure, lui, refuse de s’enfermer dans un combat interne : « Je n’en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d’un combat avec la gauche. Moi, je me bats contre la droite et contre l’extrême droite ». Battre Marine Le Pen reste son « obsession absolue », a-t-il déclaré lors de son discours au Campus 2026 du PS.
Le débat sur le prix de participation au vote : 15 euros (10 euros au tarif « social »), continue de faire grincer des dents. Critiqué comme un « suffrage censitaire » par certains, dont François Ruffin, ce coût limite l’ouverture du scrutin, pourtant fermé aux seuls adhérents ou sympathisants payants.
Outre Faure et Glucksmann, la primaire accueille déjà Jérôme Guedj, Philippe Brun et Ségolène Royal. D’autres candidatures hors primaire se profilent : Bernard Cazeneuve appelle à une « coalition des engagés », François Hollande reste en embuscade sans y participer, et Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, se positionne en « recours à gauche » en refusant le scrutin interne.