Près de trois millions de familles modestes perçoivent à partir du 18 août l'allocation de rentrée scolaire. Cette aide, légèrement revalorisée, reste insuffisante pour couvrir tous les frais et suscite chaque année des polémiques sur son usage.
Une aide bienvenue mais limitée et communiquée
La Caisse d'allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA) versent dès ce mardi 18 août l'allocation de rentrée scolaire (ARS) en métropole, Guadeloupe, Guyane et Martinique. À Mayotte et à La Réunion, le versement a déjà eu lieu le 4 août.
Près de trois millions de foyers, soit environ cinq millions d'enfants de 6 à 18 ans, en bénéficient. Les montants s'élèvent à 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros de 11 à 14 ans et 466,02 euros de 15 à 18 ans, soit une hausse d'environ 0,8 % par rapport à 2025.
Cette revalorisation reste inférieure à l'inflation, estimée autour de 2 %.
Selon l'association Que Choisir Ensemble, le prix des fournitures a augmenté de 2 % cette année. La CAF elle-même indique que l'ARS ne couvre qu'environ un tiers du coût annuel lié à l'éducation des enfants, s'élevant en moyenne à plus de 1 300 euros.
La Confédération syndicale des familles a notamment souligné que « l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire de +0,8 % en 2026 est bien inférieure à l'inflation ».
L'aide est soumise à des plafonds de ressources (revenus 2024) et suscite de vives critiques. Sur CNews, le chroniqueur Kévin Bossuet dénonce ainsi : « En France, un couple qui ne travaille pas et qui a 4 enfants en bas âge touche en moyenne 2 000 € d'aides sociales par mois. Comment voulez-vous que ceux qui bossent dur et qui gagnent moins que cela le supportent ? »
Chaque année, des polémiques resurgissent ainsi sur l'usage de cette somme, certains accusant les bénéficiaires d'acheter des écrans plats ou des vêtements plutôt que des fournitures.
Le compte de « Nicolas », qui dénonce les injustices fiscales, a ainsi énuméré les montants répartis selon le nombre d'enfants et a insisté : « Et c'est sans compter les cadeaux offerts par les mairies électorales… »
Des familles témoignent néanmoins de son utilité pour les frais annexes, dans un contexte de perte du pouvoir d'achat qui touche particulièrement les familles nombreuses.
La menace de voir l'État rogner sur le soutien aux familles commence à inquiéter les associations, alors qu'un rapport proposant 4,2 milliards d'euros d'économies en France dans ce secteur a été remis au Premier ministre le 13 août.