« Nous réfléchissons à un prêt sécheresse pour pouvoir faire la jonction avec les prochaines productions », a déclaré le 14 août sur RMC la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, ajoutant que « lors du prochain budget, nous aurons probablement des propositions à faire en matière de nouvelles mesures fiscales ».
Des prêts qui seraient « garantis ou bonifiés », peut-on lire du côté de l’AFP qui rapporte les dires de la rue de Varenne, qui défend « un mécanisme qui est régulièrement utilisé lors des crises agricoles » afin de compenser les pertes de trésorerie qui empêcheraient les agriculteurs les plus en difficulté de racheter de quoi recommencer à produire.
En somme, l’État ne verserait rien aux agriculteurs, mais garantirait auprès des banques ou prendrait à sa charge une partie des intérêts des prêts que souscriraient les exploitants agricoles mis à mal par les aléas climatiques de cette année 2026.
« Les pertes sont extrêmement importantes »
La ministre a par ailleurs annoncé que le calibrage des aides devrait attendre le 27 août, et une réunion des préfets devant définir le montant du « plan global » annoncé sans chiffrage le 5 août. Le président de la Fédération nationale des Syndicats d'Exploitants agricoles (FNSEA), Arnaud Rousseau, avait appelé le 8 août à un « choc de réactivité » des autorités françaises ainsi qu’à un « soutien massif » de l’État, évoquant « plusieurs milliards d'euros » à ses yeux nécessaires.
« D’ores et déjà on sait que les pertes sont extrêmement importantes, c’est une sécheresse et une canicule […] qui ont des effets dévastateurs sur notre agriculture », a concédé Annie Genevard, interrogée sur cette colère qui « monte dans les campagnes ». La ministre a tenu à assurer que « l’État sera là dans son rôle de solidarité nationale ».