France

Virus des Andes : un nouveau cas annoncé par les autorités françaises

Les autorités françaises ont annoncé le 6 août un nouveau cas d'hantavirus, à l'issue du dépistage d'un touriste franco-argentin, isolé en Espagne. Ce cas serait sans lien avec l'épisode du MV Hondius, qui avait suscité de vives inquiétudes en Europe au printemps, mais l'annonce a suscité une forte attention médiatique en France.

Les médias français joueraient-ils, à nouveau, à se faire peur ? Un emballement était palpable, dans la médiasphère française, après l'annonce le 6 août par le ministère français de la Santé qu'« un cas importé franco-argentin, en voyage touristique en France, a été détecté sur le territoire ». Un malade de l'hantavirus et pas de n'importe quelle souche : celle des Andes, la seule transmissible entre humains.

Selon les médias, l'individu en question aurait transité par trois régions françaises : l'Île-de-France, la Normandie et la Nouvelle-Aquitaine, avant de rejoindre l'Espagne où il a été placé à l'isolement avec sa famille. Il n'y a « aucun lien » avec les patients du MV Hondius, peut-on lire notamment dans Le Parisien, qui cite les autorités françaises, évoquant ce bateau de croisière à bord duquel cette souche des Andes avait été détectée au printemps, suscitant un épisode de psychose quant aux risques d'une nouvelle crise sanitaire.

Début juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait considéré comme clos cet épisode du MV Hondius. « Aujourd'hui, la dernière personne ayant été en contact avec une personne exposée à l'hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius a terminé sa période de quarantaine, a été testée négative et est rentrée chez elle. Aucun autre cas n'a été signalé depuis le 25 mai », avait déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Le risque qu'il ait contaminé d'autres personnes me paraît faible », a déclaré à la chaîne LCI le professeur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l'hôpital parisien Lariboisière. « Cette transmission nécessite des contacts très proches, étroits, dans un espace confiné », a-t-il ajouté.

Un cas détecté à l’issue d’un dépistage effectué «par précaution» ?

« Il existe 140 types d'hantavirus, présents sur tous les continents, parmi lesquels le virus Andes », a souligné le ministère français dans ce communiqué, précisant que l'individu en question « ne présente plus de symptômes ».

Une annonce gouvernementale française qui n'est pas passée inaperçue côté espagnol. Le patient « présentait des symptômes grippaux », et « ne correspondait donc pas au profil d'un patient atteint d'hantavirus, mais les médecins ont décidé de le tester par précaution », a rapporté le quotidien El País. Du côté des médias français, qui citent les autorités, ce dépistage qui s'est avéré positif serait le fruit de la « sensibilisation » des médecins à la maladie depuis l'épisode du MV Hondius.

L'annonce de ce nouveau cas en Europe coïncide avec celle, toujours par le ministère français de la Santé, de la sortie de réanimation de la Française qui avait été contaminée par l'hantavirus lors de l'épidémie apparue au printemps sur le navire MV Hondius. Rapatriée en mai « dans un état grave », nécessitant une oxygénation par « un poumon artificiel », cette passagère âgée de « plus de 65 ans » a été « transférée dans un centre de convalescence », a précisé le ministère français auprès de l'AFP.