« Pas de fusils sur les cendres » : tel est le nom de cette pétition, publiée le 28 juillet sur le site change.org, et directement adressée à l’attention du Premier ministre français Sébastien Lecornu, l’appelant à signer « ce décret de trêve ».
« Il est inadmissible que l'on autorise la traque là où la nature tente de renaître. Comment peut-on accepter que des équipages de chasse à courre lancent leurs meutes sur des animaux déjà traumatisés ? Comment justifier que l'on tire sur des êtres vivants qui n'ont plus aucun buisson où se cacher ? », avance l’auteur de cette initiative, Bruno Valentin, qui gère un refuge pour animaux dans le Cantal.
« Un moratoire national serait aberrant », estime le patron de la FNC
Celui-ci appelle à un « moratoire immédiat de la chasse dans nos forêts incendiées », et ce, pas uniquement pour 2026. « Il faut vraiment qu’on arrête, pendant au moins trois ans, d’embêter les forêts », a déclaré sur RMC le 30 juillet cet habitant de Maurs, qui aurait également adressé un courrier à Emmanuel Macron. « Ils me montreraient au moins qu’ils s’intéressent au vivant », a ajouté Bruno, après avoir déclaré attendre « une réponse du président et du Premier ministre ».
De son côté, le directeur général de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Nicolas Rivet, avait déclaré auprès du Parisien qu’« un moratoire national serait aberrant », a rappelé la chaîne. Auprès de cette dernière, un chasseur dans l’Hérault estime « inutile » cette pétition, mettant en avant les dispositions existantes qui seraient respectées par les chasseurs ainsi que leur concours à la réintroduction de gibier. « Pendant des années, il n'y aura plus de gibier sur ces territoires », a-t-il par ailleurs déclaré.