La dégringolade symbolique de la France au « Global Peace Index 2026 » souligne les difficultés persistantes de la France en matière de sûreté et de stabilité.
Paris se trouve loin derrière la plupart de ses voisins européens dans un contexte d’insécurité persistante et généralisée sur tout le territoire. Les pays en guerre se trouvent naturellement relégués très loin dans le classement.
L’édition 2026 du Global Peace Index, publiée par l’Institute for Economics & Peace, confirme une tendance lourde : la paix mondiale recule pour la douzième année consécutive.
Les conflits armés et l’instabilité politique pèsent lourdement sur le classement. L’Islande conserve sa première place pour la 19ᵉ année, suivie par la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie et l’Irlande.
Les pays ethniquement homogène dominent largement le classement.
L’Europe occidentale et centrale reste la région la plus paisible, même si 22 de ses 33 pays ont vu leur score se dégrader dans un contexte de forte poussée migratoire.
La France, elle, occupe la 99ᵉ place avec un score de 2,083, coincée entre la Tanzanie (98ᵉ) et le Gabon (100ᵉ). « Le domaine de la sûreté et de la sécurité s’est dégradé de 2 %, sous l’effet d’une hausse de la criminalité violente et d’une perception accrue de la criminalité », note le rapport.
Samuel Lafont du parti Reconquête! ironise en interrogeant sur X : «L'insécurité, encore un "fantasme d'extrême-droite" ? ».
En plus de l’immigration structurelle, des troubles sociaux majeurs en septembre 2025, liés au mouvement d’extrême gauche « Bloquons tout », ont également contribué à cette baisse.
Sur les réseaux, les réactions ne se font pas attendre. « Pour le Global Peace Index (GPI) 2026. La France se classe 99ᵉ sur 163 pays. L’Algérie, le Guatemala, la Bolivie, le Liberia sont devant notre Pays ! Macron, bravo champion ! », raille ainsi un internaute.
D’autres voix relativisent en estimant que la France n’a pas dégringolé et même gagné trois places devant la Thaïlande (101ᵉ), le Salvador (121ᵉ) et loin devant les États-Unis (134ᵉ).
Le classement repose sur 23 indicateurs objectifs : niveau de criminalité, conflits internes et externes, militarisation. Il ne capture pas toujours les menaces émergentes, comme la hausse des enlèvements liés aux cryptomonnaies, mais met en lumière une dégradation du climat intérieur français.
Près de vingt pays africains, dont le Maroc, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, devancent désormais la France. Un signal fort pour une nation qui peine à maintenir son rang parmi les grandes puissances stables.