France

France : les députés adoptent pour la troisième fois la proposition de loi sur la fin de vie

Le Parlement français a fait un pas supplémentaire ce 30 juin vers la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté dans le pays, en adoptant une nouvelle fois par 295 voix contre 232 la proposition de loi sur la fin de vie. Le texte doit repartir une dernière fois au Sénat, qui devrait le rejeter, avant un vote solennel le 15 juillet.

295 voix pour, 232 contre : ce 30 juin, l’Assemblée nationale a une nouvelle fois adopté la proposition de loi sur la fin de vie. La troisième, en deux ans, après le vote en mars – à 299 voix pour et 226 contre – et une première approbation en mai 2025 (à 305 contre 199).

Le texte repart désormais au Sénat, où il doit être examiné à compter du 7 juillet. La Chambre haute du Parlement français devrait quant à elle rejeter le texte, comme elle l’a déjà fait à deux reprises. Pour autant, les dés semblent jetés. En effet, sur cette promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, le gouvernement a choisi de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale où un vote solennel est prévu le 15 juillet.

Parmi les détracteurs du texte figurent des établissements de santé inquiets des contraintes que le texte ferait peser sur leur liberté de conscience. Ceux-ci sont toutefois soulagés de l’abandon du délit d’entrave, qui devait punir de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende tous ceux qui exerceraient des pressions visant à empêcher l’accès à cette « aide à mourir ».

Un retrait qui a « perturbé » certains partisans du texte, à l’instar de la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau. « Je trouve qu’on est allé trop loin dans les compromis », s’est confiée au micro de LCP avant le vote celle dont la mère – malade – s’était donné la mort.