France

Alcool : interdiction inédite en France face à la canicule extrême

Le préfet de police de Paris a interdit, dès ce vendredi 26 juin à midi, la consommation d’alcool dans les espaces publics et sa vente à emporter à partir de 18h, pour soulager des hôpitaux saturés par la canicule.

Face à une vague de chaleur historique qui pousse le système de santé parisien dans ses derniers retranchements, les autorités ont pris une mesure exceptionnelle et temporaire.

 

Saturation hospitalière et « effets dévastateurs » de l’alcool

Le préfet de police Patrice Faure a justifié cette décision inédite par la saturation des établissements hospitaliers à Paris et en petite couronne. « Nous arrivons à saturation », a-t-il déclaré, soulignant que « le nombre d’hospitalisations ne cesse d’augmenter ». « Je dois faire en sorte que la pression baisse ».

L’arrêté publié le 25 juin au soir interdit la consommation d’alcool sur la voie publique et dans les espaces publics ce vendredi de 12h à samedi 7h, puis samedi de 12h à dimanche 7h. La vente à emporter est quant à elle proscrite de 18h à 7h les mêmes jours. Ces interdictions ne s’appliquent pas aux terrasses des restaurants et débits de boissons autorisés.

Les contrevenants risquent une amende de 4e classe (à partir de 90 euros).

« L’alcool, en plein soleil, ça a des effets dévastateurs qui conduisent à ce que nos pompiers et le Samu soient sollicités, alors même que d’autres populations pourraient en avoir besoin », a expliqué le préfet. Il a rappelé que la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris avait réalisé plus de 2 500 interventions le 25 juin, soit le double de la normale.

L’alcool aggrave en effet la déshydratation et altère la régulation thermique du corps, multipliant les risques de coup de chaleur, comme l’a rappelé la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance rouge canicule, avec des températures pouvant atteindre 39°C.

Le plan Orsan niveau 3, le plus élevé, a été activé pour renforcer les capacités hospitalières. Le préfet a également évoqué la possible annulation d’événements comme la « Marche des fiertés » ou le festival Solidays.