Le 24 juin, le ministère français de la Santé a confirmé le premier cas en France d’infection par le virus Ebola, lequel sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Il s’agit d’un médecin humanitaire de retour de mission dans l’une des zones de circulation du virus en RDC.
Le ministère a indiqué à l'AFP que le cas avait été identifié en métropole. Selon un communiqué publié sur X, le patient « a immédiatement été pris en charge dans un établissement spécialisé et se trouve dans un état stable ». « La situation est suivie de très près par le Premier ministre », a indiqué Matignon, cité par BFMTV.
« Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée sur le territoire national avec un transfert à l’hôpital dans des conditions sécurisées afin d’éviter tout risque de contamination. Une enquête épidémiologique approfondie est menée pour déterminer les personnes qui auraient été en contact avec le patient. Ces personnes seront contactées sans délai par l’agence régionale de santé, effectueront un isolement à domicile de 21 jours et bénéficieront d’une surveillance attentive durant cette période », a ajouté le ministère de la Santé.
L'épidémie d'Ebola en RDC et en Ouganda a été signalée début mai dernier. Les autorités congolaises ont expliqué que la hausse du nombre de cas était due à la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe pour l'instant ni vaccin ni traitement. Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé au 23 juin, le nombre de personnes atteintes de la fièvre Ebola en RDC s'élevait à 1 048, dont 267 sont déjà décédées, avec 371 patients en isolement ou hospitalisés et 112 personnes guéries. En Ouganda, la situation reste sous contrôle, avec 20 cas confirmés et deux décès depuis le début de l'épidémie.