France

Après les émeutes en marge du sacre du PSG, Bardella mis en orbite dans les sondages

Selon le baromètre Verian du Figaro Magazine, Jordan Bardella atteint un record de popularité à 47 % de cote d’avenir, en hausse de 6 points. Cette progression intervient juste après les violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions.

Réalisé du 31 mai au 2 juin 2026, le dernier baromètre Verian pour Le Figaro Magazine reflète un climat d’exaspération dans l’opinion. Quelques jours après les violences qui ont accompagné les célébrations du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Jordan Bardella atteint 47 % de cote d’avenir, soit une progression de six points.

Le président du Rassemblement national conserve ainsi la première place du classement des personnalités jugées capables de jouer un rôle important dans les mois et années à venir. Derrière lui figurent notamment Marine Le Pen, Marion Maréchal et Éric Ciotti, confirmant la bonne tenue des figures politiques associées aux thématiques de sécurité et d’ordre public.

Emmanuel de Villiers, chroniqueur sur RMC, estime de son côté : « Il y a un tel ras-le-bol... Bardella pourrait avoir 15 ans, qu’il passerait quand même ! »

Le contexte sécuritaire a offert au RN un terrain propice. Jordan Bardella a qualifié les événements de « scènes de guerre civile » et proposé des mesures comme l’arrêt de l’immigration et le rétablissement des peines planchers.

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, à la peine dans les sondages, déplore pour sa part : « Ce que dit Jordan Bardella est faux. J'apprécierais qu'il puisse le constater, le vérifier et s'excuser ». Pourtant, les arrestations de la police et les premières comparutions semblent donner raison au chef de file du RN.

En face, le gouvernement a minimisé dans un premier temps les événements en parlant de « débordements », avant de défendre son dispositif.

Ce pic de popularité, bien qu’il ne s’agisse pas d’intentions de vote directes, confirme l’impact des séquences sécuritaires sur l’opinion à moins d’un an de la présidentielle. Avec plus de 890 interpellations recensées en marge des festivités, l’affaire relance le débat sur la gestion de l’ordre public et renforce la visibilité des acteurs politiques perçus comme les plus réactifs sur ces thèmes.