France

France : Mélenchon relance l’idée d’une union de la gauche

Le leader de La France insoumise, à nouveau en lice pour briguer la fonction suprême au printemps 2027, a proposé à son camp politique une énième alliance globale, alors que les non-mélenchonistes peinent à faire avancer leur projet de primaire de la gauche. Cette «union» concernerait les trois prochaines échéances électorales tricolores.

Combien vont-ils lui coûter ? Ce 5 mai, sur X, Jean-Luc Mélenchon a relayé l’appel à l’unité lancé par La France Insoumise (LFI) à la plupart des formations de gauche.

Le parti mélenchoniste a proposé, dans un communiqué, une « nouvelle alliance populaire » réservée aux élus du Nouveau Front populaire « restés fidèles à son programme ». LFI s’y félicite du « magnifique succès du lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon ».

Figure de gauche la plus plébiscitée dans les sondages, Mélenchon a officialisé, le 3 mai sur TF1, sa candidature à la présidentielle de 2027.

Dans ce communiqué, le parti dit prendre « note du refus des directions actuelles des Écologistes et du PCF ». « Nous regrettons que certains semblent aujourd’hui encore plus attachés à polémiquer et à faire une propagande absurde contre notre candidat plutôt que de créer les conditions de son succès », peut-on lire.

Cette offre survient alors qu’est prévu, ce 5 mai à Paris, un rassemblement des promoteurs de la « primaire unitaire », à savoir les non-mélenchonistes. Un projet de primaire à gauche « mal embarquée », de l’aveu même d’une partie de la presse partisane.

La gauche non mélenchoniste à la peine

Aux premiers rangs de ceux qui soutiennent cet exercice — qui avait permis à François Hollande d’être porté à l’Élysée en 2012 —, on retrouve notamment la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, l’habituée des plateaux des médias d’État Lucie Castets, ainsi que les anciens Insoumis Clémentine Autain et François Ruffin.

On note également la présence du Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, dont la candidate lors des dernières élections présidentielles a rassemblé douze fois moins de suffrages que Jean-Luc Mélenchon. D’anciens camarades, au plus bas dans les urnes, pour lesquels Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son mépris.

« Les socialistes sont des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour », avait-il lâché lors d’un meeting début mars, alors que des accords avaient été passés entre listes socialistes et insoumises en vue du second tour, tandis que le bureau du PS promettait de ne pas conclure d’accord national.