France

La dette publique française atteint un nouveau record

L’Insee publie aujourd’hui la première estimation officielle de la dette française, qui atteint 95 % du PIB, flirtant avec la barre symbolique des 100 %. Michel Sapin préfère retenir la performance du déficit public, légèrement moins élevé que prévu.

Selon les comptes nationaux révélés ce jeudi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la dette publique française atteint le montant record de 2 037,8 milliards d’euros, suite à une augmentation de 84,4 milliards d’euros en 2014. Cette dette record atteint 95 % du Produit Intérieur Brut (PIB) contre 92,3 % en 2013. Si rien n’est fait la barre fatidique des 100 % du PIB pourrait être atteinte d’ici peu. Mais selon Michel Sapin, «nous n'atteindrons pas ce chiffre-là parce que nous maîtrisons nos dépenses et nous maîtrisons notre dette».

L’Insee explique cette légère baisse essentiellement par un «recul marqué des investissement des collectivités locales».

La France a enregistré en 2014 un déficit public équivalent à 4,0 % de son PIB, après les 4,1 % de l’année dernière, alors que le gouvernement prévoyait initialement un déficit de 4,4 %.

Le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé dans un communiqué que cette prouesse budgétaire a «ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB» en lieu des 4,1 % prévus jusque maintenant.

C’est sur la base d’un déficit public de 4,4 % que la Commission Européenne a accordé un délai supplémentaire au gouvernement français pour atteindre la barre des 3 % à laquelle tous les pays membres de l’Union Européenne sont censés se conformer. En ce sens,  se donne une bouffée d’air dans son calendrier budgétaire scruté par les commissaires européens.

En savoir plus : Bruxelles accorde un délai supplémentaire de deux ans à la France

En début de mois, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici rappelait «qu'en matière de déficit, la France a une performance qui est loin d'être la meilleure de la zone euro» et estimait qu’il fallait «continuer» les efforts de réforme afin d’atteindre les objectifs émis par .