Dans un entretien diffusée le 12 avril sur Franceinfo et France Inter, Olivier Faure s’est opposé à l’ancien Premier ministre Gabriel Attal sur la question du travail le 1er mai, seul jour férié chômé et payé pour tous.
Il refuse toute « déconstruction progressive » du Code du travail et appelle à ne pas passer en force sur un sujet aussi chargé d’histoire. Les autres partis de gauche soutiennent son initiative.
« Poser des limites » pour un jour symbolique
Le patron du Parti socialiste a menacé de joindre ses forces à celles des communistes et de La France insoumise pour déposer une motion de censure. Vendredi dernier, après le rejet tactique du texte à l’Assemblée, le groupe GDR avait lancé l’idée. Les Insoumis ont immédiatement confirmé leur participation, même si ces deux groupes seuls ne disposent pas du nombre de signatures nécessaires. « Sur ce sujet-là […] il ne peut y avoir autre chose que la relance du dialogue social », a déclaré Olivier Faure. Il a précisé avoir échangé avec Stéphane Peu, président du groupe communiste, qui partage son analyse : « Si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, eh bien effectivement, il peut y avoir une censure ».
Cette motion pourrait être déposée « avec l’ensemble des partis de gauche qui considèrent qu’à un moment, il faut aussi poser des limites », a-t-il ajouté. « Parce que si on ne les pose pas, y compris pour ce jour tellement symbolique, on sait que c’est la porte ouverte à la déconstruction du Code du travail ». Olivier Faure a toutefois salué la promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu de ne pas « passer en force ». Matignon a annoncé dimanche soir que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, recevrait les syndicats dès lundi soir.
De son côté, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a estimé sur France 3 que le dialogue social ne pouvait être « éludé », tout en souhaitant que le texte soit « applicable pour le 1er mai prochain ».
La proposition de loi, qui vise à autoriser davantage de travail ce jour férié, reste donc au cœur d’une vive tension politique à quelques semaines du 1er mai 2026.