Selon plusieurs sources policières, une altercation opposant des militants d’extrême droite et des militants d’ultragauche a éclaté le 12 février dans le 7ᵉ arrondissement de Lyon, à proximité de Sciences Po Lyon. La victime, prénommée Quentin, a été retrouvée grièvement blessée à la tête et hospitalisée en urgence absolue. Son pronostic vital est engagé, selon le parquet de Lyon.
Les faits se seraient produits en marge d’une conférence de l’eurodéputée de La France insoumise (LFI), Rima Hassan, tenue le même jour dans un amphithéâtre de l’Institut d’études politiques (IEP).
Le quotidien Libération indique toutefois que la prise en charge par les secours a eu lieu à environ 2 kilomètres du site de la conférence, ce qui laisse subsister des incertitudes sur le lieu exact et le déroulement précis des faits.
Deux blessés lors de la rixe
Une source policière, citée par BFMTV le 13 février, a indiqué que les forces de l’ordre avaient été avisées de la blessure de deux personnes, sans précisions sur le déroulement exact des faits. D’après plusieurs médias, le jeune homme aurait reçu un coup violent à la tête, provoquant un important hématome. Son pronostic vital est engagé, selon le parquet de Lyon. Les violences auraient impliqué une cinquantaine de personnes.
Selon un camarade de la victime, les deux hommes auraient été poursuivis, puis agressés dans une rue voisine. Quentin aurait chuté lors de l’altercation, avant de perdre connaissance. Son camarade, légèrement blessé, a alerté les secours. Quentin a été hospitalisé en urgence absolue pour une hémorragie cérébrale, selon des témoignages de proches.
Ouverture d’une enquête
La direction interdépartementale de la police nationale a confirmé l’ouverture d’une enquête pour « violences aggravées », tandis que le parquet de Lyon a précisé que « le contexte et les circonstances de ces faits restent à déterminer ».
La victime faisait partie du service d’ordre d’un rassemblement organisé par le collectif identitaire Némésis, mobilisé contre la tenue de la conférence de Rima Hassan. Les militants avaient déployé une banderole dénonçant ce qu’ils qualifient d’« islamo-gauchisme » à l’université.