France

France : vague de fermetures de boîtes de nuit après le drame de Crans-Montana

Suite à l’incendie tragique du Constellation à Crans-Montana en Suisse, qui a fait 40 morts le 1er janvier 2026, les autorités françaises renforcent les contrôles de sécurité dans les établissements nocturnes. Plusieurs boîtes de nuit, notamment à Rennes et près de Lyon, ont ainsi été fermées.

Le drame de Crans-Montana, dans le canton du Valais en Suisse, survenu lors des festivités du Nouvel An et dans lequel de nombreux mineurs ont péri, a provoqué une onde de choc en France, incitant à des inspections inopinées qui révèlent des failles persistantes dans la sécurité des lieux festifs.
Le Ty Koz à Rennes et le Javoo près de Lyon ont ainsi été fermés pour des manquements graves, soulignant un réveil sur les normes anti-incendie.

Des manquements graves constatés

À Rennes, la boîte de nuit emblématique Ty Koz, nichée dans une maison à pans de bois classée monument historique datant de 1505, a été contrainte de fermer ses portes par arrêté municipal immédiat après un contrôle le 23 janvier dans un contexte d’inquiétude dans l’opinion autour des établissement de nuit après le drame survenu en Suisse.

La commission de sécurité a relevé de multiples risques : issues de secours inadéquates, présence de matières inflammables, absence de dispositif pour vérifier la jauge maximale et problèmes d’isolement au feu. Selon la mairie, ces non-conformités justifient une fermeture jusqu’à la réalisation des travaux nécessaires. Un autre établissement, le Tio Paquito, avait déjà subi le même sort une semaine plus tôt pour des dangers urgents.

Près de Lyon, à Corbas, la discothèque Javoo a été fermée en urgence le 23 janvier suite à un contrôle inopiné du 10 janvier. Le maire Alain Viollet a dénoncé des « dispositifs de protection incendie non conformes, des issues de secours obstruées, une absence de raccordement au réseau incendie, un dépassement de la jauge et des installations électriques dangereuses ». Ajouté à cela, une extension illégale en véranda sur une zone agricole, construite sans autorisation malgré un refus municipal en 2024. Le maire insiste sur le fait que ce contrôle était planifié dès mi-décembre 2025, indépendamment du drame de Crans-Montana, mais la coïncidence temporelle amplifie l’impact.

D’autres cas émergent ailleurs. Dans l’Eure, à Pont-Audemer, le Future Night Club a fermé définitivement le 11 janvier, anticipant une sanction administrative d’un mois pour incidents répétés, comme des bagarres et nuisances. À Sedan, L’Annexe subit une fermeture jusqu’au 31 janvier pour comportements irrespectueux, privant les clients de moments festifs, comme l’exprime le gérant sur les réseaux : « Ce sont quelques comportements irrespectueux […] qui finissent par tout emporter ».

Dans les Vosges, Le Discopolis à Charmes reste fermé depuis décembre pour manquements sécuritaires, dont la coupure d’alarme incendie lors de spectacles, validée par le tribunal administratif. À Lyon, le maire Grégory Doucet a interdit les bougies d’artifice dans les établissements festifs dès le 9 janvier, une mesure préventive directe déjà prise par de nombreux établissements dans tout le pays.

Ces fermetures soulignent un besoin criant de renforcement des normes, alors que les exploitants plaident pour une réouverture rapide après mises aux normes.