Au micro de Thomas Sotto, sur RTL, le maire de Cannes David Lisnard a annoncé, ce 21 janvier, son intention d’être candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en France au printemps 2027.
« J’arrive à un certain âge de ma vie où je vois très bien […] comment on peut redonner de l’espoir, notamment à ceux qui travaillent », a justifié ce vice-président des Républicains (LR), avec une ligne qui n’est pas sans rappeler celle adoptée par Sarah Knafo (Reconquête !), qui entend à Paris « redonner de l’espoir par du concret ». Deux personnalités libérales, ancrées à droite, qui aiment par ailleurs faire référence au président argentin Javier Milei et à ses résultats dans le redressement économique de son pays.
« Je sais très bien que le problème du pays, c’est la différence entre l’extrabrut et le net, je vois très bien comment on est en train de planter les jeunes », a poursuivi celui qui est également président de l’Association des maires de France (AMF), ciblant notamment l’accord de non-censure entre le gouvernement Lecornu et le Parti socialiste, qui a suspendu la réforme des retraites. David Lisnard a assuré vouloir « d’une façon ou d’une autre » porter un « projet de libération de l’économie, de libération des énergies locales […] sécuritaire […] d’unité de la nation, de redressement de l’école – qui devrait nous obséder – de relance démographique ».
« On est dans un déni de démocratie ! », a-t-il par ailleurs dénoncé à propos de la situation politique actuelle, issue de la dissolution décidée par Emmanuel Macron au soir des élections européennes perdues par son parti. « Il aurait dû dire “dans un an je démissionnerai” : pendant un an, on aurait eu une confrontation démocratique », a estimé David Lisnard, en référence au délai d’un an imposé par la Constitution entre des élections législatives et une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, « ce qui permettait à la France de retrouver un souffle démocratique ».
La veille au soir, devant près de 1 500 partisans réunis à la Maison de la Mutualité, David Lisnard avait déjà annoncé la couleur. « Bruno aurait dû démissionner du gouvernement et prendre le lead. Maintenant, je vois bien que ça patauge, alors j’y vais », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par L’Opinion.
« Derrière chaque dette, chaque impôt, il y a un être humain qui en a marre », a-t-il encore affirmé, proposant notamment une « réduction massive de la dépense publique » de 200 milliards d’euros afin de relancer l’économie française. « Si personne ne veut de la primaire, on s’affrontera au premier tour de la présidentielle », a-t-il assuré, cité par Nice-Matin.
David Lisnard rejoint ainsi Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Marine Tondelier (Les Écologistes) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), qui ont déjà annoncé leur candidature à l’élection présidentielle. Une course dans laquelle pourraient également s’engager Gérald Darmanin, qui « travaille » son projet, Dominique de Villepin, qui a créé son parti à l’été 2025, et peut-être Laurent Wauquiez, qui qualifiait encore récemment les primaires de « machine à perdre ».