Éric Zemmour a déclaré lors d’un meeting à Saint-Mandé que Reconquête n’abandonnerait pas l’idée d’une union des droites et proposerait systématiquement des fusions au second tour des municipales, y compris dans les villes où le parti serait en tête. Cette annonce s’inscrit dans une volonté d’implanter durablement ses idées sur le terrain local, tout en poursuivant la stratégie d’union des droites rejetée par LR et le RN mais défendue par une majorité de leurs électeurs.
Une ouverture conditionnelle aux alliances
Éric Zemmour, candidat à la présidentielle en 2022, a souligné que son parti ferait campagne au premier tour pour maximiser ses scores, avant de tendre la main aux autres listes de droite au second tour. « On n’a pas renoncé à notre principe qui est l’union des droites (…) on proposera évidemment la fusion », a-t-il affirmé, prédisant toutefois que le Rassemblement national (RN) refuserait toute alliance. En revanche, il s’est montré plus optimiste vis-à-vis des Républicains (LR), citant l’exemple de Bourg-en-Bresse, où des responsables LR locaux ont rallié un candidat Reconquête.
Cette déclaration n’a pas été commentée par des élus RN. En revanche, des candidats de Reconquête ont soutenu l’initiative, à l’image du candidat à la mairie de Neuilly-sur-Seine, Antoine Cohen, qui a déclaré : « La balle est dans le camp de nos concurrents. »
Les candidats investis par Reconquête s’engageront à refuser toute subvention aux mosquées, à couper les aides aux associations pro-migrants et à proscrire le « wokisme » dans les écoles.
Cette ligne politique vise à différencier le parti du RN, tout en recherchant des points de convergence avec LR. Du côté des Républicains, une partie des cadres du mouvement s’est prononcée pour une primaire en 2027 incluant Éric Zemmour ou Sarah Knafo.
Malgré les prévisions de refus du RN, Éric Zemmour n’exclut pas des ouvertures locales au cas par cas, là où des candidats préféreraient l’emporter ou faire tomber la gauche plutôt que d’obéir aux ordres des états-majors parisiens.