NKM quitte officiellement la direction des Républicains, Wauquiez lui succède

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La vice-présidente du parti ne cachait plus ses points de désaccord avec Nicolas Sarkozy, notamment autour de la stratégie du ni-ni prônée par l'ancien chef de l'Etat lors des élections régionales.

Coup de tonnerre chez les Républicains. Nathalie Kosciusko-Morizet a finalement décidé lundi de quitter son poste avant le remaniement prévu en janvier, laissant ainsi sa place à Laurent Wauquiez. L'intéressée avait encore martelé ce matin sa différence avec Nicolas Sarkozy. «Le PS et le FN ce n’est pas la même chose. L’un est notre adversaire, l’autre notre ennemi. On ne peut pas renvoyer les deux dos à dos», a -t-elle déclaré sur les ondes de la radio France info. Un départ qui semblait inéluctable au regard de ses dernières déclarations particulièrement critiques autour de la ligne idéologique adoptée au sein du parti de droite. La député avait par ailleurs qualifié son éviction de la direction des Républicains de «vieille idée stalinienne.» 

De plus en plus contesté, Nicolas Sarkozy promet des débats au sein de sa formation politique mais de nombreux ténors font déjà part de leur scepticisme autour du devenir du parti. C'est le cas d'Alain Juppé, principal rival de l'ex-chef d'Etat dans la course à la primaire des Républicains. Le maire de Bordeaux a exprimé son regret de constater que les divergences avec le chef du parti débouchaient sur une exclusion. «L'exclusion n'est jamais une bonne réponse. Tout est question de savoir comment on conçoit le parti. Est-ce qu'il peut y avoir des opinions diverses ou est-ce qu'on doit être en colonne par un ?», s'est-il demandé ce matin sur la radio RTL.  

Autre acteur important à droite, l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui avait dès le lendemain du premier tour, marqué son opposition à la directive du chef des Républicains. «Quand on est troisième, on se retire!», avait-il alors déclaré.

Les tensions récurrentes au sein des Républicains ces dernières semaines ne risquent pas de se dissiper, les sujets de frictions entre ses membres étant encore assez nombreux. C'est par exemple le cas de la primaire dont les dates font actuellement l'objet d'une bataille à fleurets mouchetés. Les proches de Nicolas Sarkozy, à l'instar de Luc Chatel, souhaiteraient vivement décaler la primaire de novembre à juin, arguant qu'il serait préférable pour l'ex-UMP de connaître son candidat à la présidentielle le plus tôt possible avant la présidentielle de 2017. Une proposition qui a suscité une levée de boucliers chez Alain Juppé ou encore François Fillon qui ont, à plusieurs reprises, fait part de leurs réticences à un tel projet. 

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