Nicolas Sarkozy : «LR sont le seul parti à pouvoir représenter une alternance crédible»

Nicolas Sarkozy.© Charles Platiau Source: Reuters
Nicolas Sarkozy.

Dans un entretien au Figaro en pleine campagne de l'entre-deux-tours, l'ancien chef de l'Etat a assuré que le fort score du front national était «la conséquence de quatre ans de socialisme» et appelé à voter massivement pour les Républicains.

A propos du PS, sans surprise, ses propos vont droit au but : «Après bientôt quatre ans de pouvoir socialiste, jamais la France n'a été aussi divisée», a-t-il déclaré au Figaro.

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De plus, il accuse le parti à la rose de jouer la stratégie du FN : «Il faut vraiment que les électeurs qui ont fait le choix du Front national au premier tour comprennent que, dans plusieurs régions, continuer à voter Front national, c'est renforcer les chances du Parti socialiste de rester à la tête de ces régions», a-t-il expliqué.

Pour Nicolas Sarkozy, «le vrai rempart au front national ce sont les Républicains» et son parti ne passera «aucune alliance» avec le parti de Marine Le Pen avec lequel il est en contradiction sur plusieurs points de campagne clés tels que le SMIC, l'âge de départ à la retraite ou encore la présence dans la zone euro.

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Un vote pour les Républicains permettra selon l'ex-chef de l'Etat de sanctionner le pouvoir socialiste en place sans pour autant engager les régions «dans une voie sans-issue que propose le front national».

Evoquant notamment le fort score du FN dans le Nord-Pas-de-Calais, Nicolas Sarkozy a parlé d'un «vote de désespérance» d'une région fortement touchée par la crise de l'emploi, assurant que son parti, s'il était élu, mettrait en place un «plan Marshall de la ruralité» pour soutenir les indistries du charbon, de la sidérurgie, du textile et de l'automobile.

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Revenant sur la question de la menace terroriste à la suite des attentats sanglants du 13 novembre qui ont fait 130 morts et 352 blessés à Paris, Nicolas Sarkozy a affirmé avoir accepté l'Etat d'urgence décrêté par François Hollande «par devoir», mais s'est dit déçu par la réponse «largement insuffisante» qui a été apporté en matière de sécurité anti-terroriste.

«Combien de mosquées salafistes ont été fermées? Combien d'imams radicaux étrangers ont été expulsés?», s'est-il offusqué, accusant une nouvelle fois le gouvernement d'avoir «sous-estimé les conséquences», en matière de sécurité des Français, de l'entrée en guerre contre la Syrie.

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