France

A Marseille, LFI s’insurge contre la rénovation de Notre-Dame de la Garde

Les élus de La France insoumise (LFI) se sont insurgés contre les travaux de rénovation de la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille. Ils dénoncent les aides publiques utilisées au profit d'un édifice religieux.

Depuis le lancement des travaux de rénovation de la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille, le 3 avril 2025, une polémique agite la cité phocéenne.

Les élus de La France insoumise (LFI) ont vivement critiqué l’utilisation de fonds publics pour ce chantier, estimé à plusieurs millions d’euros, visant à restaurer ce monument emblématique surplombant la ville. Cette prise de position a déclenché une vague de réactions, révélant des fractures idéologiques profondes.

«On préfère sauver des pierres plutôt que des gens», s'insurge LFI

Pour LFI, cette aide publique est une aberration. Dans un communiqué relayé par RMC, les élus marseillais dénoncent un «gaspillage» au profit d’un édifice religieux, alors que «les besoins sociaux et écologiques sont criants». Ils pointent du doigt une subvention accordée par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la mairie, arguant que ces fonds devraient financer des priorités comme le logement ou la transition énergétique.

«On préfère sauver des pierres plutôt que des gens», a lancé un conseiller municipal LFI, interrogé par Le JDD. Cette critique s’inscrit dans une logique plus large du parti, hostile à ce qu’il perçoit comme une mainmise de l’Église sur l’espace public. Sur X, le débat s'est amplifié, certains accusant LFI d’hypocrisie en rappelant des subventions passées pour des projets communautaires, notamment des centres culturels musulmans.

«LFI refuse Notre-Dame mais accepte les mosquées», écrit un internaute, reflétant une polarisation croissante. Face aux Insoumis, des élus locaux, notamment des figures LR et RN, défendent le projet. «C’est un symbole de Marseille, pas seulement une église», a rétorqué un adjoint au maire, soulignant l’attrait touristique et patrimonial de la basilique.

La région, dirigée par Renaud Muselier, justifie l’investissement comme un devoir de préservation culturelle. Ce bras de fer illustre les tensions entre laïcité militante et patrimoine, dans une ville où les inégalités sociales sont vives. Les travaux avancent, mais la polémique risque de durer.