Pour ou contre le maintien du socialiste Masseret ? La guerre fait rage au sein du Parti socialiste

Jean-Pierre Masseret veut se maintenir contre l'avis du Parti socialiste
Jean-Pierre Masseret veut se maintenir contre l'avis du Parti socialiste

L'ancienne tête de liste du Parti socialiste dans la région du Grand Est, Jean-Pierre Masseret, pourrait être obligé de se retirer de la course pour le second tour si ses colistiers se désistent en nombre.

Jean-Pierre Masseret est au cœur de la polémique qui anime le Parti socialiste entre les deux tours de l'élection régionale. La tête de liste dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, qui a obtenu 16,11% des voix au premier tour, veut se maintenir au second contre l'avis de son parti. La volonté de désistement de nombre de ses colistiers sous la pression de Solférino pourrait l'obliger à se désister, a déclaré Jean-Pierre Masseret à un média français.

«Sur moi, ça sera sans effet. Sur les colistiers, ça pourrait produire un effet. On attend 18h00, voilà, on est sûr de rien encore», a-t-il déclaré au sujet des pressions exercées par le Parti socialiste pour un retrait de sa liste. Les candidats ont jusqu'au mardi 8 décembre à 18h00 pour déposer leurs déclarations de candidature pour le second tour.

Jean-Pierre Masseret «à la hauteur de l'enjeux» ?

Une tête de liste ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés lors du premier tour n'a pas besoin de l'accord de ses colistiers et peut décider seul de déposer sa liste, selon le code électoral. Pour les candidats inscrits sur les listes, «aucun retrait de candidature à titre individuel n'est autorisé», précise le texte juridique. Seules les listes complètes peuvent être retirées si la majorité des candidats de la liste sont d'accord. Pour que Jean-Pierre Masseret soit obligé de se retirer, il faudrait donc que la majorité de ses colistiers se prononcent pour un désistement, soit au moins 95 des 189 colistiers que compte la liste du président du conseil régional de Lorraine et sénateur de la Moselle.

Le chef du gouvernement Manuel Valls qui s'est exprimé ce lundi sur TF1 a appelé Jean-Pierre Masseret à « être à la hauteur de l'enjeu». «Pour le reste, personne ne peut comprendre qu'on puisse favoriser la victoire de [Florian] Philippot» dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, a poursuivi le Premier ministre. Le bureau politique de la gauche a décidé d'un retrait de sa liste dans cette région et a appelé à voter pour le candidat des Républicains, Philippe Richert qui a remporté 25,83% des suffrages, pour empêcher le Front national de remporter la région. La tête de liste du parti d'extrême droite, Floriant Philippot est arrivé en tête avec 36,06% des voix.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, l'avait appelé à se retirer dès le lendemain du premier tour le 7 décembre, indiquant par la voix d'un de ses portes-paroles qu'il ne pourrait avoir «l'étiquette socialiste» s'il désirait de se maintenir.

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