Une élue communiste dit avoir été agressée par la Ligue de défense juive

La sulfureuse organisation se retrouve une nouvelle fois au cœur de l'actualité. © Wikipédia
La sulfureuse organisation se retrouve une nouvelle fois au cœur de l'actualité.

Marine Malberg, conseillère d’arrondissement communiste a porté plainte après avoir été, selon elle, violemment molestée par des membres de la Ligue de défense juive (LDJ).

Un événement de plus qui nous rappelle à quel point le climat actuel sent le souffre. Jeudi soir, une élue du Parti communiste (PCF) colle des affiches boulevard Voltaire, dans le XIème arrondissement de Paris. Elle s’affaire, avec son équipe de militants, à recouvrir des affiches de campagne du Front national.

C’est à ce moment qu’elle raconte avoir été prise à partie par deux hommes «se réclamant de la Ligue de défense juive». L’un d’eux aurait actionné à plusieurs reprises et à proximité de son visage un «taser», une sorte de pistolet de défense lançant des décharges électriques. Une des militantes qui tentait de désarmer l’agresseur à coup de balais aurait été frappée.

L’agression pourrait revêtir un caractère islamophobe selon Marine Malberg. Elle affirme que trois militants portaient des keffiehs, une coiffe traditionnelle arabe. L’un des assaillants aurait «arraché» le foulard du cou de l’un d’entre eux. Dans une tribune publiée par le journal L’Humanité, organe de presse communiste, la fédération parisienne du parti affirme que la vue des keffiehs auraient «dérangé» les «agresseurs» et que ces derniers auraient exigé qu’ils soient retirés.

A la suite de la l’altercation, le journal, qui a fait le lien entre la Ligue de défense juive et le Front national, a réclamé la dissolution du groupe communautaire. Selon ses informations, une proposition sera déposée en ce sens au Conseil de Paris en décembre prochain.

Version totalement différente du côté de la LDJ

Sur son site internet, le mouvement de défense de la communauté juive, considéré comme une organisation terroriste dans plusieurs pays, donne une tout autre tournure à l’incident. Le tout résumé dans un article au titre éloquent : «Boulevard Voltaire, quand un juif met en fuite des pro palos».

On y apprend qu’un jeune juif «qui dînait tranquillement dans un des restaurants cachers du boulevard Voltaire» a été «agressé par des colleurs d’affiches pro palestiniens» qui «ont proféré à son encontre des insultes antijuives».

L’homme aurait reçu «des coups de baton» avant de mettre en fuite ses agresseurs. Le ton employé dans cet article est assez vindicatif : «Remarquons qu’une élue du 11ème arrondissement a pris fait et cause pour les antisémites : Normal c’est une communiste !»

L’homme mis en cause par l’élue communiste a décidé de porter plainte.

La préfecture de police a reconnu qu’une altercation avait bien eu lieu ce soir là «entre colleurs d’affiches». Cette dernière n’aurait «pas fait de blessés».

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a tenu à exprimer sur le réseau social Twitter «toute sa solidarité et son soutien aux camarades communistes agressés».

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