France

Retraites : la plus importante raffinerie de France bientôt à l'arrêt après l'annonce du 49.3 ?

Après l'annonce par le gouvernement du recours au 49.3 pour faire passer en force la réforme des retraites, la CGT a fait savoir qu'elle était sur le point de mettre à l'arrêt la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-l’Orcher, en Normandie.

Selon une dépêche de l'AFP relayée ce 17 mars par plusieurs médias, la CGT entend organiser l'arrêt de la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-l’Orcher (Normandie) à partir de ce week-end. Jusqu'alors, les expéditions se poursuivaient à partir de cette usine de transformation pétrolière bien que les salariés du groupe français y aient entamé une grève pour s'opposer à la réforme des retraites.

Normalement, la raffinerie sera arrêtée ce week-end ou lundi au plus tard

«Les principales unités commenceront à s’arrêter à partir de demain [samedi]. Normalement, la raffinerie sera arrêtée ce week-end ou lundi au plus tard», a ainsi fait savoir Eric Sellini, coordonnateur CGT au sein de la raffinerie.

L'annonce survient en réaction au recours par le gouvernement de l'article 49.3 de la constitution française pour faire passer en force la réforme des retraites

Sur le site de Normandie Energies, la raffinerie est décrite comme le premier complexe pétrochimique intégré de TotalEnergies en France. 

Des raffineries en grève d'un bout à l'autre de la France

Toujours selon l'AFP, les raffineries de La Mède (Bouches-du-Rhône), Donges (Loire-Atlantique) et celle d’Esso à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) sont toujours en grève. «Ça ne change pas», a expliqué Eric Sellini. À Fos, «les livraisons se font de façon sporadique», a-t-il ajouté.

Les expéditions avaient repris, le 16 mars, sur le site Petroineos, à Lavera (Bouches-du-Rhône). La raffinerie Esso de Gravenchon-Port-Jérôme (Seine-Maritime) avait dû arrêter sa production par manque de pétrole brut envoyé par le dépôt d’importation du Havre, où les salariés sont également en grève.

Au-delà du secteur de l'énergie, plusieurs activités stratégiques faisaient l'objet, avant même l'annonce par Elisabeth Borne de l'utilisation du 49.3, d'une mobilisation inédite contre la réforme portée par le gouvernement. A titre d'exemple, une opération «Port mort» a été organisée la veille au Havre ou encore à Rouen.