Economie

La banque centrale chinoise déclare illégales toutes les transactions liées aux cryptomonnaies

«Les activités commerciales liées aux monnaies virtuelles sont des activités financières illégales», a décrété la Banque centrale chinoise, en accompagnant cette interdiction de sanctions pénales. A la suite de cette annonce, le bitcoin a perdu 5%.

Ce 24 septembre, la Banque centrale chinoise a jugé que toutes les transactions financières impliquant des cryptomonnaies étaient illégales. Il s'agit de la dernière d'une série de décisions visant à lutter contre ce phénomène.

Les valeurs des cryptomonnaies – dont la plus célèbre d'entre elles, le bitcoin – ont massivement fluctué au cours de l'année écoulée, et ce en partie en raison de la réglementation en Chine, qui cherche à empêcher la spéculation et le blanchiment d'argent.

«Les activités commerciales liées aux monnaies virtuelles sont des activités financières illégales», a déclaré la Banque centrale chinoise dans un communiqué en ligne. Elle a ajouté que les contrevenants feraient «l'objet d'une enquête pour responsabilité pénale conformément à la loi».

Sa décision interdit toutes les activités financières impliquant des cryptomonnaies telles que le commerce de monnaies virtuelles, la vente de jetons, les transactions impliquant des dérivés de devises virtuelles et les «collectes de fonds illégales».

Une décision qui entraîne une nouvelle chute de la valeur des cryptomonnaies

«Le commerce et la spéculation autour du bitcoin et d'autres monnaies virtuelles se sont généralisés, perturbant l'ordre économique et financier, donnant lieu à du blanchiment d'argent, des collectes de fonds illégales, de la fraude, des systèmes pyramidaux et d'autres activités illégales et criminelles», a dénoncé la Banque centrale.

Après cette annonce, le bitcoin a perdu 5% de sa valeur, selon Bloomberg. Il avait déjà nettement chuté en mai dernier à la suite d'une mise en garde de Pékin lancée aux investisseurs contre le commerce spéculatif des cryptomonnaies.

En juin, des responsables chinois avaient fait état de l'arrestation de plus de 1 000 personnes soupçonnées d'avoir utilisé des ressources tirées de la criminalité pour acheter des cryptomonnaies.

Depuis le début de l'année, plusieurs provinces chinoises ont également interdit l'exploitation de «mines» de cryptomonnaies.