Hollande se déplacera en Grèce où les entreprises françaises veulent profiter des privatisations

Le port grec du Pirée, comme de nombreuses infrastructures publiques, attire les convoitises Source: Reuters
Le port grec du Pirée, comme de nombreuses infrastructures publiques, attire les convoitises

François Hollande se rendra en Grèce la semaine prochaine. Il sera accompagné de chefs d'entreprises qui entendent bien profiter de la vague de privatisations en cours dans le pays.

Alors que les Allemands ont, quelques jours après la signature de l’accord européen sur la Grèce, racheté 14 aéroports régionaux, la France ne veut pas non plus laisser passer de belles affaires. Un programme de privatisations a en effet été lancé par Alexis Tsipras pour renflouer les caisses du pays, en accord avec l’Europe, et de nombreux aéroports, ports ou autoroutes devraient être prochainement mis en vente.

Ces futures ventes seront, selon RTL, au cœur du voyage du président François Hollande en Grèce, la semaine prochaine. Selon la radio, des conseillers de l’Elysée sont déjà sur place et préparent la visite de président Hollande, qui viendra avec les représentants de 70 grandes entreprises françaises comme Vinci, Véolia, Total, Suez ou EDF.

Et si des contrats ne seront surement pas signé dès la semaine prochaine, il s’agit, pour les entreprises françaises de reprendre pied en Grèce. Le groupe Vinci a par exemple confié à RTL qu’il envisageait de réinvestir prochainement en Grèce. En partie grâce à François Hollande. «La France a apporté un soutien significatif à la définition d'une solution à la crise financière grecque. Les Grecs en savent gré au président de la République. Tout cela crée une relation et un moment positifs dans les relations entre les deux pays, et c'est tant mieux», explique ainsi Pierre Coppey, le président de Vinci Concessions, le leader mondial du BTP, à RTL.

Ces privatisations souhaitées par les entreprises françaises font suite à l’accord signé entre la Grèce et l’Union européenne au cours du mois de juillet et à la réélection d’Alexis Tsipras. Le Premier ministre dispose désormais d'une marge de manœuvre plus importante pour mettre en place des mesures d’austérité et les privatisations souhaitées par l’Europe. De nombreuses îles grecques ont ainsi déjà été vendues au Qatar, mais aussi à Johnny Depp ! 

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