Un ancien directeur de la banque Barclays poursuivi pour des opérations frauduleuses au Qatar

- Avec AFP

Un ancien directeur de la banque Barclays poursuivi pour des opérations frauduleuses au Qatar© Neil Hall Source: Reuters
Façade du siège de la banque Barclays à Londres

L'organisme chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume-Uni a annoncé le 20 juin qu'il engageait des poursuites contre la banque Barclays et son ex-directeur général, John Varley, pour fraude lors de levées de fonds au Qatar en 2008.

John Varley, l'ancien directeur général de la banque Barclays de 2004 à 2010, est poursuivi dans le cadre d'une enquête sur deux levées de capitaux de plusieurs milliards de livres effectuées entre les mois de juin et de novembre 2008. Ces opérations ont été effectuées auprès d'investisseurs du Moyen-Orient, notamment les familles régnantes ou des fonds d'investissement du Qatar et d'Abou Dhabi. Les enquêteurs se sont aussi penchés sur un prêt de trois milliards de dollars contracté auprès de l'Etat du Qatar. 

Ces opérations avaient été menées en pleine crise financière internationale et avaient aidé Barclays à éviter de demander une aide de l'Etat britannique, contrairement à d'autres institutions financières qui avaient été majoritairement ou partiellement nationalisées. 

L'organisme chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume-Uni, le Serious Fraud Office (SFO) accuse l'ancien directeur, la banque et trois autres anciens responsables de «fraude» et «d'assistance financière illégale», au terme d'une enquête de près de cinq ans.

Une première audience judiciaire se tiendra le 3 juillet devant un tribunal de Westminster, à Londres. 

50 millions de livres d'amende en perspective

L'Autorité de conduite financière (FCA), le régulateur du secteur financier au Royaume-Uni, a annoncé en 2013 que la banque risquait une amende de 50 millions de livres dans cette affaire, une somme qui pourrait encore s'alourdir avec l'apport de nouveaux éléments à l'enquête.  

Ces poursuites constituent une difficulté supplémentaire pour Barclays, dont l'actuel directeur général, Jes Staley, fait par ailleurs l'objet d'une autre enquête pour avoir tenté d'identifier un lanceur d'alerte au sein du groupe.

Barclays a expliqué dans un communiqué qu'elle étudiait la position à tenir au regard des annonces du SFO.

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